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BORIS DIOP ARRIVE AVEC MALAANUM LËNDËM

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C’est ce mardi que le nouvel ouvrage de l’écrivain Boubacar Boris Diop va paraître dans les rayons. Intitulé Malaanum Lëndëm, l’auteur en n’est à son troisième roman en langue nationale wolof, indique un communiqué d’Ejo. Ejo qui est une maison d’édition sénégalaise, et c’est un mot rwandais qui signifie à la fois hier et demain, le passé et le présent.

L’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop vient de publier son troisième roman en langue nationale wolof, une œuvre qui sera disponible mardi prochain, renseigne un communiqué d’EJO-Editions. Selon cette note explicative, cet ouvrage titré « Malaanum Lëndëm » , relate en question l’histoire de deux amis, un Sénégalais et un Nigérian.

« Ce dernier, vraisemblablement assassiné, a disparu dans des conditions suspectes. En effet, le Sénégalais, Keebaa Jakite de son nom, en apprenant la nouvelle de la mort de son ami Jonas Akintoye, ‘’décide’’ de mener une enquête courageuse », explique en filigrane Ejo. Qui poursuit que « ses investigations se déroulent dans une petite ville du Nigeria. C’est le fil rouge de ce livre ».

Boubacar Boris Diop avait déjà publié deux premiers romans en wolof, « Doomi Golo » (2003) et « Bàmmeelu Kocc Barma » sorti en 2019.Lauréat en 2021 du Prix Neustadt de l’Université d’Oklahoma, il a également reçu en 2000 le Grand prix littéraire d’Afrique noire pour l’ensemble de son œuvre. Il s’agit : « Le Temps de Tamango » en 1981, « Les Tambours de la mémoire » publié en 1990, « Le Cavalier et son ombre » 2010, ainsi que « Murambi », le livre des ossements » (2000), comptent parmi ses livres les plus remarqués.

Romancier, essayiste, dramaturge et scénariste, Boubacar Boris Diop a par ailleurs mené une riche carrière journalistique de la fin des années 1970 au début des années 1990. Boris Diop pour les intimes est aussi un militant panafricaniste qui a décidé d’écrire dans une des langues du Sénégal qu’est le wolof que la plupart des Sénégalais comprennent. Le fait de rédiger, traduire et publier en wolof, le range parmi les avocats de la pensée et des langues africaines. Selon beaucoup de spécialistes, c’est une marque d’authenticité et un geste révolutionnaire contre la domination du français.

Boubacar Boris Diop est connu pour son militantisme panafricain, puisque son œuvre littéraire est entièrement consacrée à des problématiques africaines et il a choisi de demeurer dans son pays et d’enseigner au Nigéria une partie de l’année. « Alors que presque tous les grands écrivains africains résident à l’étranger, en Occident, l’attestent. En décidant de traduire et d’éditer en wolof de grands auteurs, il rend hommage aux défenseurs de la pensée africaine en décidant d’écrire dans une langue de son pays natal, il poursuit son projet d’associer littérature et discours idéologique », lit-on dans une déclaration.

Adama Aïdara KANTE

21 février 2022


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