BOYCOTT DE LA PRÉSIDENTIELLE : MADICKÉ NIANG SE DÉMARQUE

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POLITIQUE

Me Madické Niang, candidat de la coalition Madické 2019, n’est pas d’accord avec le boycott de l’élection présidentielle du 24 février agité un temps par l’opposition. L’opposant et ancien membre du Comité directeur (CD) du Parti démocratique sénégalais (PDS) était au quartier général de la coalition Taxawu Senegaal du candidat déclaré, Khalifa Ababacar Sall. Ce, pour marquer son « indignation » suite aux violences survenues hier.

« Ne facilitons pas la tâche à Macky Sall, déclare-t-il. Je pense que la meilleure voie, c’est de s’opposer, de résister à l’oppression et de s’opposer vivement pour l’amener à reculer, que dire qu’on va boycotter les élections et qu’il puisse avoir la possibilité de se faire réélire sans coup férir et en même temps de réprimer les Sénégalais. Commençons d’abord par exiger que les règles qui permettront le déroulement d’élections transparentes, que ces règles soient respectées au Sénégal. Et nous ne devons lésiner sur aucun moyen pour le faire. Tous les moyens légaux devront être utilisés. »

Absent à la rencontre du C25 du nom du collectif des candidats de l’opposition, tenue hier à la permanence Bokk Gis Gis de Pape Diop, un des nombreux candidats recalés par le parrainage, suite au décès d’un de ses amis enterré le même jour à Touba, Me Madické Niang réitère son appartenance audit groupe. Je partage le combat de l’opposition, déclare-t-il. Je fais mienne toutes les résolutions qui ont été prises. Nous en avons assez. Ce qui se passe au Sénégal est très grave. On n’a jamais vécu de telles situations depuis 1992. On va vers des élections alors que les principaux acteurs ne partagent pas les règles qui doivent permettre l’organisation d’élections transparentes. C’est une situation unique et inique. Nous mènerons le combat. Nous avons un droit de résistance. »

Appel des jeunes au combat

Alors que leurs leaders animaient un point de presse hier, les jeunes de l’opposition, les soutiens de Khalifa Sall notamment, qui se sont démarqués de cette position, ont assiégé la rue et brûlé des pneus pour exprimer leur colère suite à l’élimination de leur leader de la liste provisoire des candidats à la présidentielle rendue publique par le Conseil constitutionnel. Interrogé, Me Madické Niang, à son tour, retient les jeunes.

« Je ne suis pas quelqu’un qui parle de manière isolée. Je fais partie du groupe C25. Dans ce groupe, des stratégies sont élaborées. Laissez-nous au niveau du groupe réfléchir sur les voies appropriées mais en tout cas, je dis aux jeunes que nous n’avons pas, nous les leaders, le droit de faillir. S’il faut aller au combat, nous serons au combat et c’est le moment d’aller au combat. Laissons au niveau des leaders déterminer les voies appropriées pour engager ce combat. »

Madické Niang s’est également prononcé sur les échauffourées qui ont éclaté hier, près du siège de campagne de Khalifa Sall sur les deux voies de Sacré-Coeur et près de celui de Bokk Guiss Guiss, sur la VDN. « J’ai été outré par tant de barbaries, réagit-il. Ce qui est grave, c’est que les faits qui ont eu lieu sur la VDN sont éloignés du quartier général. C’est grave que des forces de l’ordre puissent utiliser les moyens mis à leur disposition par l’Etat pour venir attaquer d’autres citoyens. C’est inadmissible. C’est vraiment une violence inouïe qui n’a pas sa raison d’être. Ces personnes sont dans un local privé et on vient les trouver dans ce local pour les agresser et c’est inadmissible. Ce sont les droits fondamentaux garantis par la Constitution qui ont été violés. C’est une honte pour le peuple sénégalais. »

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