BRUNO LE MAIRE : "LES MESURES DE TRUMP CONTRE LE CORONAVIRUS SONT UNE ABERRATION SANITAIRE"

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INTERNATIONAL

Les mesures de fermeture des frontières américaines aux voyageurs provenant d’Europe sont une "aberration sanitaire" a estimé vendredi le ministre français de l’Économie et des Finances. Les annonces de Donald ont provoqué selon lui le "chaos économique".

Le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a dénoncé vendredi 13 mars les décisions de Donald Trump face à la pandémie de coronavirus. Il a regretté la décision du président américain de fermer les frontières américaines aux voyageurs provenant d’Europe pour lutter contre le coronavirus, les qualifiant "d’aberration sanitaire" qui ont provoqué le "chaos économique".

"C’est une aberration sanitaire et c’est dommage, parce qu’une aberration sanitaire provoque des aberrations politiques et provoque du chaos économique", a-t-il affirmé sur BFM et RMC, précisant qu’il exprimerait sa position à son homologue américain Steven Mnuchin lors d’un entretien téléphonique dans la journée.

Report des charges et des impôts

La France prévoit des "dizaines de milliards" d’euros pour amortir le choc économique a par ailleurs indiqué le ministre de l’Économie.

"Cela nous coûtera des dizaines de milliards d’euros", a estimé Bruno Le Maire qui a détaillé plusieurs mesures qui seront prises pour soutenir les entreprises, en particulier le chômage partiel.

"Ce sera probablement le dispositif le plus coûteux pour l’État, mais aussi le plus efficace", car il permet aux entreprises de ne pas licencier et de disposer de l’ensemble de ses capacités de production dès que la reprise économique se fera sentir, a-t-il expliqué.

Il a rappelé que les entreprises pourraient reporter les charges et les impôts dus au 15 mars : "Tant que la crise durera, il y aura report", a-t-il souligné.

Dans ce qu’il a présenté comme "une stratégie de riposte" face à la crise, il a aussi évoqué "des indemnités journalières pour toutes les femmes seules qui doivent garder leurs enfants" et "des dispositifs spécifiques pour les aides-soignants".

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