Biodiversité : Le Sénégal compte environ 8 mille 221 espèces

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ENVIRONNEMENT

D’après les résultats du projet système national d’information sur la biodiversité (Sen Bio-infos), 8 mille 221 espèces connues sont répertoriées au Sénégal. Celles-ci sont réparties entre les animaux (4 mille 330), les végétaux (3 mille 641) et les champignons (250). Parmi les animaux, il est dénombré 1 400 espèces constituées de poissons, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et les insectes.

« Pour l’instant, nous avons collecté 54 mille 137 enregistrements qui ne portent que sur des données ponctuelles collectées dans des écosystèmes du Sénégal », renseigne Fatimata Niang Diop, assistante du projet Sen Bio-infos et enseignante à l’Institut des sciences de l’environnement (ISE), lors de l’atelier de partage des résultats tenu hier jeudi, 28 mars, à Dakar. Aujourd’hui, les collections sont énormes et il ne s’agit que d’une infime partie des données.
Reprise par Le Soleil, elle ajoute : « A priori, on peut dire que les résultats obtenus sont assez satisfaisants dans la mesure où ils peuvent nous permettre de procéder à une analyse préliminaire de la situation de certains sites. » Le journal souligne que depuis 1998 aucune évaluation exhaustive des ressources biologiques nationales n’a été entreprise. Il se posait ainsi un problème de centralisation, de traitement et de disponibilité des données sur la biodiversité au Sénégal. C’est pour mettre fin à cela que Sen Bio-infos a vu le jour.

Lancé en octobre 2016, ce projet a été exécuté par un consortium de huit (8) institutions (Direction des parcs nationaux, Direction des Eaux et Forêts, Direction des aires marines communautaires protégées, Centre de suivi écologique, Ifan, l’ISE et les départements de Mathématiques-informatique et Biologie animale de la Faculté des sciences et technique de l’UCAD) dans le but de centraliser les données dans le secteur. »

Coordonnateur du projet Sen Bio-Infos et Directeur de l’ISE, Pr Bienvenu Sambou insiste, lui, sur la nécessité « de numériser les données pour les partager correctement afin qu’ils puissent servir le développement durable et la protection de la biodiversité. »

En face, le Directeur des parcs nationaux, le Colonel Abdoulaye Diop, précise que « la biodiversité, c’est tout ce qui vit et qui n’écarte rien. » Donc, préconise-t-il : « Il faut en prendre soin. » A l’en croire, les résultats n’ont pris en compte qu’une infime partie de la biodiversité laquelle est plus dynamique dans les aires protégées qui sont « des îlots de tranquillité dans un océan de désolation » par rapport aux autres zones et du fait des changements climatiques. Toutefois, il révèle qu’aucune espèce majeure n’a disparu au Sénégal depuis la mise en place du Parc national de Niokolo Koba. »

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