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"C’EST LA DÉCISION DU JUGE QUI IMPORTERA LE PLUS"

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L’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) a remis, jeudi dernier, trois rapports d’activité au président de la République, Macky Sall. Il s’agit, selon sa président Seynabou Ndiaye Diakhaté, des rapports des années 2019, 2020 et 2021. Elle a soutenu que ces documents sont des rapports d’activité qui retracent l’ensemble des activités menées durant toute l’année par l’Ofnac. « C’est important de le préciser, c’est différent des rapports d’enquête qui sont transmis au procureur de la République. Dans ces rapports ce que vous voyez c’est une synthèse des activités en matière de prévention, en matière de lutte, en matière de coopération, de renforcement des capacités », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre la banque ouest africaine de développement (Boad) et l’Ofnac. Avant de continuer : « dans ces rapports toujours et c’est important de le préciser on parle de présomption et c’est ce qu’on recherche. Des présomptions à mettre à la disposition du procureur. Qui dit présomption dit probabilité. On est loin de la certitude et c’est la décision du juge qui importera le plus ».

Revenant sur la signature de protocole d’accord entre Boad et l’Ofnac, elle a indiqué qu’il va permettre, dans une approche coordonnée et ordonnée, de lutter plus efficacement contre la corruption dans ses manifestations transfrontalières. « Je reste persuadée, pour ma part, que par la mutualisation de nos moyens et expertises, par l’échange d’informations et le partage d’expériences, nos institutions contribueront davantage à l’éradication de cette gangrène honteuse et celle des autres crimes qui lui sont associés ou apparentés », a-t-elle dit. Pour finir, elle a souhaité que l’expérience de ce partenariat suscite l’émulation dans notre sous-région et retentisse comme un sérieux avertissement contre les délinquants de tous bords qui compromettent, retardent ou sabordent les projets d’investissements majeurs de nos Etats.

De son côté, le vice-président support et contrôle a révélé que le choix de l’Ofnac n’est pas anodin. Parce que, se justifie-t-il, non seulement le Sénégal détient régulièrement l’un des meilleurs classements de l’indice de perception de la corruption au sein de l’Uemoa, mais également en raison d’un engagement pris très tôt en faveur de la lutte contre la corruption, marqué par la création de la commission nationale de lutte contre la non-transparence, la corruption et concussion en 2003, précurseur de l’Ofnac.

Cheikh Moussa SARR

17 mai 2022


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