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« C’EST NORMAL QUE ÇA SUSCITE BEAUCOUP D’ÉMOIS » (IDRISSA DIABIRA)

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Le Jury du Dimanche a reçu le Directeur général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme). Idrissa Diabira, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est prononcé sur la fermeture de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar pour cause de travaux. En effet, l’État sénégalais va procéder à la rénovation de ce centre hospitalier centenaire à compter de demain 15 août. Interrogé sur la question, le Dg de l’Adepme a rappelé que la santé c’est souvent l’un des éléments qui conduisent nos parents à avoir accès aux services sociaux de base pour pouvoir se soigner et faire vivre sa famille. « Ce défi c’est absolument un défi majeur qu’on vient de relever. Le président aspire au Sénégal émergent. Il met en œuvre le plan pour pouvoir l’implanter. C’est à dire le bien-être et parmi les éléments du bien-être vient la santé. Donc, le modèle social est assurément l’élément fondamental de la santé. Les éléments de protection social sont des éléments majeurs », a-t-il soutenu.

Suffisant pour lui de dire que c’est normal que la fermeture dudit hôpital suscite beaucoup d’émois. « Ça date d’un peu plus d’un siècle et c’est dans la vie de tout le monde. Effectivement, ça bouscule les habitudes et il n’en demeure pas moins, il faut rafraîchir la vieille dame et c’est ce que le chef de l’État est en train de faire en matière d’hôpitaux de 3e génération que ça soit à Kaffrine, Kédougou, Touba ou ailleurs. Il est nécessaire d’avoir des institutions de santé qui soient à la hauteur des défis que l’on a à relever. Et donc le renouvellement ou la réhabilitation s’imposait », a-t-il déclaré.

Sur une question de savoir est-ce qu’il n’y a pas de précipitation de la part de l’État, le Dg de l’Adepme informe que les grandes évolutions font du bruit. « Je me souviens de la construction de l’aéroport, du Ter, de l’autoroute à péage, etc. Les grands travaux ne sont pas si fréquents que cela et justement, ils bousculent un certain nombre d’habitudes. Je pense que l’État sait prendre les dispositions pour pouvoir accompagner les malades, le personnel médical et je suis convaincu que ces derniers trouveront une feuille de route qui permettra de mettre en œuvre ce projet de réhabilitation tout en assurant une prise en charge des patients et une réaffectation correcte du personnel soignant ».

S’agissant du volet foncier, l’État envisage de construire le projet sur 3 hectares et les 3 autres de les vendre. Par ailleurs, certains observateurs craignent une spéculation foncière. En réponse à ces personnes, l’invité du JDD indique : « je ne connais pas les détails. Mais je peux dire que la question foncière c’est un sujet à polémique. Il faut être transparent pour éviter qu’il y est des inquiétudes lorsque de telles opérations se déroulent ».

Cheikh Moussa SARR
Pape Doudou DIALLO (Photo)

14 août 2022


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