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« ÇA VIENT À UN TOURNANT HISTORIQUE »

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Au mois de février prochain, le président Macky Sall va assurer la présidence de l’Union africaine (UA). Sur les ondes de la 90.3, Iradio, l’invité du Jury du Dimanche estime que cette présidence sénégalaise vient à un tournant historique.

Souleymane Jules, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a indiqué : « ça vient à un tournant historique où les pays africains ont établi un modèle de développement jusqu’en 2063 avec l’agenda 2063 qui va consacrer les 100 ans de l’Organisation de l’union africaine. A un autre tournant qui est le tournant de l’établissement de la zone de libre échange économique pour l’Afrique (Zleca). A un tournant qui est celui d’une Afrique post Covid. Nous avons testé et nous avons éprouvé aussi les moyens que nous avons de manière endogène à faire face à des désastres imprévus et à des risques qui ne sont pas attendus. Et le président Macky Sall prend l’UA à partir de février prochain à un tournant historique d’où la marche du continent vers la prospérité, vers l’émergence, vers le progrès ».

Par ailleurs, le parlement Bissau guinéen a voté, mercredi dernier, une résolution qui considère comme « nul et sans effets » un accord entre le président sénégalais et son homologue Sissoco Embalo sur l’exploitation pétrolière dans la zone maritime commune entre les deux pays. Interrogé sur cette question, Souleymane Jules Diop précise que la question de la stabilité de la Guinée Bissau nous intéresse et il est important pour le Sénégal de discuter avec ce pays, surtout quand on parle d’économie communautaire, de libre échange économique même de mutualisation des ressources, des conditions dans lesquelles nous allons exploiter ces ressources. « Maintenant quand ces ressources sont partagées et exploitées, des experts vont se réunir pour définir les conditions, les critères dans lesquels le partage de cette ressource se fait », a-t-il.

Revenant sur l’Union Africaine, le diplomate rappelle que l’Afrique est traversée par des conflits. « Nous avons au total 27 foyers de conflit sur le continent. C’est beaucoup et nous en avons dans notre sous-région. Et l’Afrique a développé des capacités à pouvoir prendre en charge sa propre politique de défense, sa propre politique de sécurité. Tout n’est pas noir sur le tableau. L’objectif 2020 était une Afrique sans armes. 2020 est passée et on n’y est pas. Il faut reconnaître qu’il y’a beaucoup d’efforts qui ont été faits par l’Afrique elle-même pour la prise en charge de ses impératifs de sécurité. Au Mali, aujourd’hui, l’essentiel des forces est composé d’africains. Il en est de même dans plusieurs pays », s’est-il réjoui.

Cheikh Moussa SARR
Abdoulaye SYLLA (photo)

19 décembre 2021


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