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CAMPAGNE ÉLECTORALE ET LA QUESTION DE LA CHERTÉ DU COUT DE LA VIE !

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À la place d’une campagne électorale, l’on a affaire à un concert de lamentations sur la cherté de la vie ! A part YEWI, avec son Programme de mandature irréaliste et irréalisable, tous les autres candidats de l’opposition se contentent de crier à « la que Leleu » sur la cherté de la vie et chargent le pouvoir d’incapables à défendre le pouvoir d’achat des populations, sans jamais donner de propositions réalistes et réalisables alternatives à la politique du pouvoir en la matière.

En effet, en dehors du recours à la réduction des taxes proposées par PASTEF, tous les candidats se taisent sur d’autres leviers de baisse des prix comme les subventions, l’augmentation des salaires et des pensions de retraites, et l’administration des prix que pratique le gouvernement de BBY du Président Macky Sall en soulevant l’ire des Institutions de Breton Woods et de Bruxelles !
Ils sont aphones sur ces leviers pour ne pas se mettre en porte à faux avec le FMI, la Banque mondiale et l’union Européenne, afin de donner gage à leur adhésion au « Capitalisme libéral » qui est pourtant aux fondements des politiques d’austérité, de la cherté de la vie et de la pauvreté croissante des populations.

C’est pour cela qu’ils s’époumonent sur le « patriotisme économique », pour alpaguer les entrepreneurs nationaux, que le Capitalisme libéral marginalise au non de la « compétitivité, et que snobe les banques privées de la place, au nom de la solvabilité !

Mais les entrepreneurs nationaux ne sont pas dupes, et savent, en âme et conscience, que la libre concurrence que véhicule le Capitalisme libéral dans notre Economie leur est fatale, et qu’il leur faut pour s’en sortir un soutien décisif de l’Etat, qui ne peut se faire que par un Etat économiquement puissant qui les tire à ses côtés pour en faire des champions nationaux, comme le montre l’exemple de la Chine avec son » Capitalisme d’Etat ».

Ainsi leurs discours, sur la rupture, masquent mal qu’ils veulent, en fait, rompre avec les subventions, qu’ils jugent aggraver le déficit budgétaire qui est fixé arbitrairement à 3% par les critères de convergence imposés à nos Etats par les Institutions de Breton Woods et Bruxelles, que le Président Macky Sall dénonce publiquement dans toutes les tribunes africaines et internationales.
Donc pour eux, la rupture, c’est « chasser le président Macky Sall du pouvoir », ou , à défaut ‘empêcher d’avoir une majorité absolue pour bloquer la mise en œuvre d’ici 2024, de ce qui reste de son programme, et de ses politiques publiques de lutte contre le chômage des jeunes, contre la pauvreté et les illégalités sociales , à travers une politique de subventions au bénéfice des agriculteurs , et des consommateurs , de transferts monétaires , la « Couverture Maladie universelle( CMU), destinés aux plus démunis, la hausse des salaires et des pensions, la réduction de l’impôt sur les Salaires, et l’augmentation de l’Impôt sur les profits des Entrepreneurs(IS), et contre la fracture territoriale, par le PUDC.

Toutes ces politiques publiques visant à rendre la vie moins coûteuse pour les populations, tout en stimulant la croissance par la Demande et par l’Investissement public poussent les Institution de Breton Woods à crier aux dérapages budgétaires et au risque de surendettement de notre pays, repris en cœur par notre opposition en campagne pour empêcher une majorité absolue en faveur de BBY pour donner au président Macky Sall, la possibilité de rassembler toutes les forces vives de ce pays autour de ses Politiques publiques, et de sa politique extérieure panafricaniste de non alignement, pour mener à terme, dans la stabilité et la paix civile, ce qui reste de son mandat jusqu’en 2024, sans aucune rupture ni anicroche dans la Politique de la Nation qu’il a définie depuis 2019
 !
Barrons la route aux aventuriers qui masquent mal leur antipatriotisme, et leur leur vassalité envers les Institutions de Breton Woods et de Bruxelles, derrière leurs slogans creux « de Défense de la Démocratie et des Droits humains ».
Ne les laissons pas plonger notre pays dans le chaos et la désolation, qui sont propices à la reprise néocoloniale de notre peuple, tout en l’exposant au terrorisme djihadiste, qui frappe à nos frontières

Ibrahima SENE, PIT-SENEGAL

24 juillet 2022


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