CAS COMMUNAUTAIRES, CAS GRAVES, DÉCÈS... LE CRI D’ALARME DE Pr BOUSSO

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GESTION DU CORONAVIRUS

Le Professeur Abdoulaye Bousso tire la sonnette d’alarme. Le Directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) prédit une augmentation des cas communautaires, une hausse des cas graves et éventuellement une courbe ascendante des cas de décès si les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires ne sont plus respectées par les populations.

Il a ainsi alerté ce matin en faisant le point sur les différents indicateurs qu’il faudrait analyser pour lutter contre la maladie. « Il faut analyser l’indicateur des cas communautaires. Aujourd’hui c’est la question phare. Si aujourd’hui, les personnes ne respectent pas les mesures barrières, il faudra s’attendre à l’augmentation des cas communautaires. Il faut que les mesures barrières soient respecter », prévient Pr Bousso.

« NOUS SOMMES SOUS STRESS... »

Le médecin d’ajouter : « Nous sommes actuellement sous stress lié à la gestion de cette pandémie. Il n’est pas évident pour un système de santé d’absorber 4 mille patients ». A son avis, l’analyse des cas communautaires devra se faire différemment. Car, alerte-t-il, ces cas vont être de plus en plus importants. Dans le même ordre d’idée, il a demandé la protection des personnes vulnérables. C’est-à-dire les personnes âgées et celles qui ont des maladies chroniques. Il rappelle que la majorité des jeunes 20 à 40 sont des personnes asymptomatiques et constituent des risques sur les sujets vulnérables. De ce fait, il estime qu’il est important qu’on puisse mettre l’accent sur ces groupes vulnérables.

Abdoulaye Bousso recommande également de mettre l’accent sur les cas graves qui, à ce jour, sont au nombre de 18 pris en charge dans les différents centres de traitement. A l’en croire, les cas graves pourraient augmenter si les mesures barrières sont foulées aux pieds. « Ce qui est sûr c’est que le virus est en train de circuler dans le pays. Ce n’est pas parce que la libre circulation des personnes a été autorisée que la maladie va disparaitre. La maladie est toujours là, sa transmission est active et elle se poursuit. C’est aujourd’hui, plus qu’encore, qu’il faut respecter les mesures parce que l’indicateur des cas graves risquent d’augmenter et nos hôpitaux n’auront pas la capacité de faire face à ces cas graves », avertit avec inquiétude le médecin.

« SURVEILLER LES CAS DE DÉCÈS »

Le patron des urgences sanitaires signale également que l’autre indicateur qu’il faudrait prendre en compte, c’est celui des cas de décès. « On doit également surveiller, ces prochaines semaines, si les cas de décès n’augmentent pas. Les mesures barrières doivent plus que jamais être respectées par les populations si on veut arriver à mettre fin à la transmission. La maladie est dans le pays, l’épidémie n’est pas terminée. Nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. On peut passer à une situation beaucoup plus grave si on y prend garde. Et si on va dans une situation grave, c’est des cas graves et une mortalité qui va être plus élevés », signale Dr Bousso. Qui appelle au sens de responsabilité de chacun, surtout des plus jeunes pour que nous puissions protéger les personnes vulnérables.

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