CE QU’ATTEND L’OPINION GAMBIENNE DU CONSEIL PRÉSIDENTIEL ENTRE DAKAR ET BANJUL

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DAKAR

A la veille du conseil présidentiel entre le Sénégal et la Gambie, prévu jeudi à Dakar, l’opinion gambienne exprime ses attentes. Les incidents notés récemment entre transporteurs des deux pays au poste frontalier de Karang sont encore dans tous les esprits. Quelle relation particulière les deux pays doivent avoir ? Quelles attentes de ce grand rendez-vous entre les deux pays ?

Ce n’est pas l’ambiance des grands jours au marché de Serrekunda. Les ruelles d’habitudes bondées sont quasi désertes. Les commerçants étalent leurs marchandises. Nous arrivons au black market ou little Sénégal, un coin de l’informel par excellence où la majorité des vendeurs sont des Sénégalais. C’est le cas de Babacar Ndiaye, vendeurs de montres, casquette vissé sur la tête pour se protéger du soleil déjà ardent. Il attend beaucoup du conseil interministériel.

« Pour moi, les relations peuvent être plus cordiales entre les 2 voisins. Il y a pas mal de problèmes quoique mineures que l’on pouvait éviter. Je veux parler de la libre circulation entre les deux espaces, il y a du chemin encore à faire ».
Son voisin, Salif Kébé, Sénégalais lui aussi, ne digère toujours pas sa récente mésaventure à la frontière entre les deux pays.

« Alors que je rentrais du Sénégal par le poste de Kaur, je présente ma carte d’identité CEDEAO du Sénégal, le douanier me dit qu’il me faut un laisser-passez. Je n’en revenais pas, narre-t-il. Je me suis alors interrogé à quoi sert la carte CEDEO. On rackette les gens moyennant 1000 à 2000f. C’est injuste ! », dénonce-t-il.

Aliou Sow, la trentaine révolue, lui est Sénégalo-Gambien, il déplore les incidents notés récemment entre transporteurs au poste de Karang. Selon lui, l’idée d’une éventuelle confédération entre les deux pays comme dans le passé ne semble pas impossible.

« Bien sûr que les deux pays se réunissent dans une confédération comme dans le passé. Nous avons tout en commun entre les deux pays. La seule différence ce sont les langues officielles et la monnaie. Ce sont deux Etats pour un même peuple », pense-t-il.

C’est parti donc pour une semaine marathon entre les deux gouvernements où des accords dans plusieurs domaines doivent être revus et signés.

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