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« CE QU’IL FAUT POUR SÉCURISER NOTRE CEEB DJEN »

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Le ceebu djen est inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, c’est une excellente nouvelle. Celle-ci amplifie notre fierté d’être Sénégalais. Une telle opportunité est à saisir pour répondre à l’interrogation suivante : Sommes-nous en mesure de garantir, dans un proche avenir, notre indépendance vis-à-vis du marché international en préparant ce plat délicieux ?

Ma réponse est affirmative.

Le ceebu djen est composé de riz, de fruits et légumes, d’huile et de fruits de mer.
1- en ce qui concerne le riz, grâce à la massification de l’investissement public et l’engagement des acteurs ruraux, on tend vers l’autosuffisance pour les raisons suivantes : le riz pousse maintenant partout au Sénégal grâce à l’introduction de nouvelles variétés, depuis 2014, assortie de paquets technologiques adéquats - une forte propension à investir repérable par la mise en place de nombreuses rizeries - une amélioration significative de la qualité sanitaire, phytosanitaire et organoleptique - des gains potentiels de productivité à exploiter.

Ici, l’augmentation des investissements privés dans la production va accélérer la marche vers l’autosuffisance.

2-Pour ce qui est des légumes, un bon plat de ceebu djen peut contenir 18 légumes (oignon, ail, persil, tomate, manioc, aubergine, navet, carotte, chou pomme, chou-fleur, gombo citrouille, diakhatou, poivron, piment, citron, bissap, poireau…)
Il n’existe pas au monde, un plat plus riche en légumes.

Pour sécuriser notre ceeb djen, il faut : préserver les ceintures vertes, mettre fin à la disparition graduelle de la zone des Niayes, mieux conserver, et développer des productions hâtives et tardives grâce aux acquis de la recherche.
La bataille pour le volume à produire est pratiquement gagnée mais il faut plus.

3- Pour l’huile, nous devons miser sur la trituration de notre arachide pour éviter notre dépendance de l’huile de palme et autres huiles.
Le niveau de production arachidier peut connaître une avancée remarquable avec les nouvelles variétés mises au point par l’ISRA. Celles-ci peuvent permettre un triplement des rendements actuels.
La fortification de nos unités industrielles mérite une attention de tout premier plan.

4- En ce qui concerne les fruits de mer, nous avons une rente de situation géographique pour en disposer en quantité et en qualité. Toutefois, il nous faut veiller davantage à une gestion optimale de nos ressources halieutiques.
Fort de tout cela, il est autorisé un optimisme raisonné quant à notre victoire intégrale concernant le cebu djen

Dr Papa Abdoulaye SECK

19 décembre 2021


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