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CE QUE DIT LE RAPPORT ANNUEL 2021

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Une reprise de l’activité économique en dépit de la persistance de la crise sanitaire. C’est le constat de la commission de l’Uemoa qui juge la situation macroéconomique des huit États membres globalement « satisfaisante ».

Le président de la commission de l’Union économique monétaire Ouest africaine (Uemoa) a présenté mardi, à Lomé, le fonctionnement et l’évolution de l’union aux députés du Comité interparlementaire (Cip). D’après le rapport, la situation macroéconomique des huit Etats de l’Uemoa est « satisfaisante ». Pour 2022, la feuille de route est axée sur le « Cadre d’actions prioritaires Cap 2025 ».

A l’entame de son intervention, Abdoulaye Diop a rappelé que les économies de l’Union ont évolué dans un contexte marqué par la reprise de l’activité économique mondiale, en dépit de la persistance de la crise sanitaire. « Ainsi, en 2021, notre Union a enregistré un taux de croissance de 6,1%, contre 1,8% en 2020, en lien avec la reprise des activités au niveau de tous les secteurs de l’économie. Le taux d’inflation annuel moyen est de 3,4% en 2021, contre 2,1% en 2020, du fait notamment de l’augmentation des prix des produits alimentaires. Au niveau des finances publiques, le déficit budgétaire global représente 5,7% du Pib contre 5,6% en 2020… », s’est réjoui le président de la commission de l’Uemoa.

L’aggravation du déficit budgétaire global s’explique par l’augmentation des dépenses publiques destinées à la relance économique dans un contexte de faible mobilisation des ressources intérieures. Selon M. Diop, ces déficits se sont traduits par une augmentation du taux d’endettement de l’Union qui est ressorti à 53,3% en 2021 contre 50,1% en 2020.

« Cadre d’actions prioritaires Cap 2025 »
Malgré les contraintes imposées par la situation sécuritaire et sanitaire, qui ont impacté la mise en œuvre des programmes et projets communautaires, le Président de la commission de l’Union soutient que le processus d’intégration économique a connu des avancées en 2021 dans certains domaines. « Les échanges extérieurs des pays de l’Uemoa en 2021 se traduiraient par un solde global excédentaire de 842,1 milliards de FCFA contre 15,8 milliards de FCFA un an plus tôt.

Cette évolution serait liée à la hausse des entrées nettes de capitaux au titre du compte financier, dont le niveau a permis de financer le déficit du compte courant », note le rapport. Ainsi, la relance des économies nationales après la pandémie, l’assainissement des finances publiques, les menaces sécuritaires auxquelles certains États membres sont confontés constituent les défis à relever. En 2021, l’exercice annuel d’évaluation des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, démontre que tous les Etats membres ont enregistré des progrès appréciables en matière de transposition et d’application des textes communautaires.

En ce qui concerne les interventions de la Commission pour l’année 2022, elles seront orientées vers les priorités structurantes identifiées dans la feuille de route intitulée « Cadre d’actions prioritaires Cap 2025 ». Le coût global de sa mise en œuvre est évalué à plus de 112 milliards dont 92% sur ressources propres de l’Union, et 7,5% sur ressources extérieures. Un accent particulier sera également accordé aux actions ciblées sur les populations en vue de réduire leur vulnérabilité face aux crises actuelles.

Fodé Bakary CAMARA

24 mars 2022


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