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CE QUE JAMARA PROPOSE POUR L’ÉCLATEMENT DE LA VÉRITÉ

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Depuis la mort tragique en détention préventive, le mercredi 13 juillet dernier, de notre concitoyen François Mancabou, la polémique ne cesse d’enfler dans l’opinion sur les circonstances exactes de sa mort.

Ses proches réfutent formellement la thèse officielle, étayée par le certificat de décès établi par l’hôpital Principal de Dakar et signé le mercredi 13 juillet par le médecin-capitaine, le docteur François Ndiaye, parlant de « mort accidentelle ».

Son avocat, Me Amadou Diallo, s’exprimant au nom de la famille du défunt, exige des autorités judiciaires « qu’une autopsie soit ordonnée avec des experts indépendants, neutres, et ayant toutes les compétences requises ». Avant de réfuter à son tour la thèse soutenue par le Parquet, en martelant que François Mancabou « est mort des suites de tortures dont il a été victime ».

Le procureur de la République près le tribunal de Grande Instance de Dakar, Amady Diouf, y est aussi allé de son tempo, en affirmant, lors de son face-à-face avec la presse, que François Mancabou « s’est blessé en se cognant violemment la tête sur le mur de sa cellule de détention », dans les locaux de la Sûreté urbaine de Dakar, où il était dans les liens de la prévention en compagnie d’une douzaine de co-détenus.

Un est cependant venu s’ajouter au dossier, avec l’annonce, par le Procureur de la République, d’un film d’une durée 13 minutes, enregistré par une vidéo-surveillance de la Police. Laquelle caméra aurait filmé toute la séquence macabre, mettant en scène « le susnommé se cognant violemment la tête contre le mur de sa cellule de détention, en présence d’autres détenus".

Les enquêteurs disposent donc de cette vidéo de 13 minutes dont le Procureur a annoncé qu’elle « sera versée au dossier, et que des instructions ont été données à la DIC (division des investigations criminelles) pour déterminer les causes et circonstances exactes du décès ».

Jamra propose au procureur d’aller plus loin, dans la recherche de la VÉRITÉ, en mettant cette VIDÉO À LA DISPOSITION D’UN JURY D’HONNEUR, pour une meilleure garantie de transparence dans la conduite de l’enquête. Afin que la VÉRITÉ toute crue puisse jaillir sans détour !

" IL VAUT MIEUX VOIR une fois QU’ENTENDRE cent fois", dit le vieil adage !

CE QUI CONTRIBUERAIT à édifier efficacement la famille du défunt, sur les circonstance du décès de François Mancabou. Et éclairerait par la même occasion la lanterne de l’opinion, qui pourra ainsi disposer de la bonne information que ce JURY D’HONNEUR aura directement partagé avec elle, via un point de presse. Sans filtre officiel.

CE JURY D’HONNEUR restreint, devant lequel l’intégralité des 13 minutes de cette VIDÉO DÉCISIVE sera projetée pourrait être constitué comme suit :

- 3 membres de la famille du défunt ;
- 3 membres d’organisations des droits de l’homme (Amnesty, Ondh, Raddho) ;
- 3 journalistes locaux (mandatés par le Synpics) ;
- 3 correspondants de la presse étrangère (choisis par leur association) ;
- 2 responsables du Parquet ;
- 2 techniciens du Ministère de l’Intérieur.

ÉTANT ENTENDU, pour une raison évidente d’éthique humaine, que les membres de ce JURY D’HONNEUR s’engageraient au préalable à n’enregistrer et à ne divulguer à des tiers aucune séquence de cette PIÈCE À CONVICTION, par respect à la mémoire du défunt et par égard au deuil qu’observe présentement sa famille.

LA PRÉOCCUPATION partagée étant que la VÉRITÉ se fasse jour. Pour le plus grand bien de la Démocratie. Et du droit légitime des citoyens de disposer de la bonne information relativement à de graves imputations que la clameur publique fait présentement peser sur l’institution sécuritaire de la République, depuis 72 heures que cette tragédie émeut la Nation toute entière.

QUE L’ÂME de François Mancabou repose en Paix. JAMRA PRÉSENTE SES CONDOLÉANCES émues à toute sa famille.

Les Bureaux exécutifs de JAMRA et MBAÑ GACCE

16 juillet 2022


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