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CE QUE LE SAES DE DAKAR VEUT SAUVER

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La Coordination Saes de Dakar a fait face à la presse hier pour apporter des précisions sur le litige foncier portant sur l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea).

Le feuilleton du litige foncier à l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) se poursuit, en dépit des assurances données par la tutelle. En conférence de presse hier, Fatou Seck Youm a déclaré qu’il s’agit d’une « spoliation qui date depuis longtemps ». « Ce qu’on veut, c’est de préserver ce qui reste. Il reste actuellement 5 hectares au niveau de l’Esea », a-t-elle dit. La chargée des revendications de la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) campus de Dakar a réaffirmé leur « engagement » et leur « détermination » dans leur lutte pour la sauvegarde du patrimoine inaliénable de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Sur le principe, la coordination Saes campus de Dakar rappelle qu’il est « inadmissible de céder un espace à vocation éducative » pour le bénéfice de privés ou autres institutions.

Par ailleurs, elle estime que des précisions essentielles doivent être apportées au regard des nouvelles informations reçues. « En ce qui concerne la configuration spatiale de l’Esea, celle-ci ne permet pas de faire une opposition binaire entre campus social et campus pédagogique. En guise de d’exemple, le restaurant, une partie des dortoirs des étudiants sont actuellement localisés du côté du campus pédagogique. Inversement, l’amphithéâtre, la bibliothèque et une partie des salles de cours se trouvent au campus social », a fait savoir Mme Youm. S’agissant du terrain, objet du litige, la porte-parole du jour renseigne que des experts ont établi qu’il s’agit en réalité de « deux terrains ». Selon Mme Youm, le premier est localisé dans l’enceinte de la cité des enseignants du supérieur.

« Il faut rappeler qu’il s’agit d’un site qui a toujours suscité un intérêt majeur aux yeux d’une école internationale de la place. Cette dernière a utilisé tous les subterfuges en vue de se l’accaparer », a-t-elle ajouté. Ce serait même à l’origine de la démolition de deux dortoirs réservés aux étudiants de l’Esea pour assouvir son désir d’aménagement de parking. Le second terrain se situe dans l’enceinte de l’Esea au sud du terrain de basket contenant les dortoirs garçons et filles allant vers la corniche. « Aujourd’hui, d’autres structures aux desseins inavoués, à l’instar de Sertem Properties avec la complicité de l’Etat du Sénégal seraient en train de spolier ces espaces très chers à la communauté universitaire », a alerté la chargée de revendication du Saes section Dakar.

Le Saes tiendra les autorités « responsables de toutes les perturbations »
Par conséquent, la coordination Saes campus de Dakar continue d’exiger « l’annulation immédiate et sans condition du bail octroyé frauduleusement » par le ministre chargé des Finances et du Budget. « Sur ce, la coordination Saes campus de Dakar reste attentive aux différentes décisions qui seront prises par les autorités », a dit Fatou Seck Youm. En cas de non-satisfaction de cette exigence, la coordination Saes campus de Dakar teindra les autorités « responsables de toutes les perturbations malheureuses qui pourraient en découler » comme annoncé dans le précédent communiqué.

Suzanne SY

8 septembre 2022


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