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CE QUE PRÔNE LE MINISTRE SOPHIE GLADIMA

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La ministre du Pétrole et des énergies prône le renforcement de l’expertise interafricaine du secteur du pétrole pour une exploitation efficace des ressources pétro-gazières en vue d’une croissance durable. Aïssatou Sophie Gladima a également prévenu que l’Afrique, n’étant responsable que de 3% d’émissions de gaz à effet de serre dans le monde, « ne saurait trop porter le fardeau des conséquences des développements économiques des autres régions ».

Face au défi continental de l’accès à l’énergie, l’Afrique se doit d’exploiter toutes ses ressources disponibles de « manière efficace et efficiente ». C’est la recommandation du ministre du Pétrole et des énergies, lors du Forum africain de l’efficacité énergétique et du développement durable qui s’est tenu, hier, à Dakar. « J’en appelle à l’ensemble des entreprises pour qu’elles s’investissent davantage pour le développement du secteur et pour un renforcement de l’expertise interafricaine à travers un cadre idéal, en vue d’une croissance durable », a déclaré Aïssatou Sophie Gladima.

L’exploitation de ces ressources rime souvent avec le réchauffement climatique, dont l’Afrique en est la victime. Pour une transition énergétique, la ministre du Pétrole et des Énergies pense que la divergence de vues entre l’Afrique et les pays développés porte souvent sur la manière d’arriver à la lutte contre le changement climatique. « L’Afrique est résolument engagée à lutter contre le changement climatique, d’autant que le continent est l’une des zones du monde les plus vulnérables à ses effets », affirme-t-elle. Elle considère que le continent n’est responsable que de 3% d’émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Par conséquent, elle estime que l’Afrique « ne saurait trop porter le fardeau des conséquences des développements économiques des autres régions, encore moins si ce fardeau l’empêche de se développer comme les autres ». Le Sénégal dispose environ de 32 billions cubic feet (Tcf), soit l’équivalent de gaz naturel. « L’accès universel et l’émergence économique passent forcément par un développement de nos projets gaziers, par la poursuite de notre stratégie gas-to-power », a ajouté Gladima.

Elle ajoute qu’il est primordial à travers des structures comme la Confédération africaine d’électricité (Cafelec), l’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo) et l’ensemble du secteur énergétique africain de renforcer leurs capacités intrinsèques. « C’est-à-dire disposer de sa technologie, financer ses projets, concevoir et développer les infrastructures nécessaires au continent, pour son propre développement économique », a préconisé Aïssatou Sophie Gladima.

Fodé Bakary CAMARA

17 février 2022


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