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CE QUE RISQUE LE VOLEUR QUI A TENTÉ DE TUER UN VIGILE EN FACTION

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Mécanicien de son état, Abdoulaye Ndiaye, a comparu, ce mercredi, à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour répondre des faits des délits d’association de malfaiteurs, tentative de meurtre sur le nommé Pape Latsouk Faye, tentative de vol avec infraction commis la nuit dans un magasin avec port d’arme à feu. Devant les juges, il a soutenu avoir été surpris vers les coups de 5 heures devant un magasin sis à la rue Tolbiac qu’il voulait cambrioler.

"Le gardien des lieux m’a aperçu avant de tirer un coup de feu en l’air en me demandant de rester sur mes pas. Il avait menacé d’attenter à ma vie si je n’obtempérai pas. Après m’avoir maîtrisé et attaché avec une corde, il m’a livré à la police centrale", a indiqué l’accusé qui a nié les faits qui lui sont reprochés. S’agissant de l’arme, il a précisé que c’est le gardien qui a donné un pistolet aux policiers après son arrestation en soutenant que l’arme lui appartenait. "Je n’avais en ma possession qu’une cisaille que j’avais mise dans un sac pour tenter de dévaliser la boutique mais je n’ai pas pu concrétiser mon acte", a-t-il dit au juge pour tenter de se sauver.

Sur une question de savoir est-ce qu’il y avait d’autres personnes avec lui ? Il a répondu avoir été torturé à la police. Raison pour laquelle, il a cité des noms choisis comme ça au hasard.

Entendu en qualité de témoin, l’agent de sécurité, Modou Guèye a déclaré : " nous sommes quatre (4) éléments à veiller à la sécurité du marché à la rue Tolbiac. Il a été pris par un des agents avec qui je travaille. Latsouk Faye m’a raconté l’avoir aperçu alors qu’il tentait de dévaliser le magasin, et l’ayant interpellé, le voleur a sorti son arme avec laquelle il a menacé l’agent. Celui-ci a riposté avec une machette jusqu’à le maitriser à la rue sergent Malamine. Latsouck a aussi souligné que le prévenu a tiré dans sa direction, mais qu’il n’a pas été atteint, c’est après qu’il a tenté de prendre la fuite".

Dans son réquisitoire, le ministère public a demandé son acquittement pour l’association de malfaiteurs. Cependant, précise-t-il, les autres faits ne souffrent l’ombre d’aucun doute. C’est la raison pour laquelle il a requis à son encontre 10 ans de réclusion criminelle. Pour finir, la défense a plaidé pour la clémence du tribunal. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 16 février 2022.

Cheikh Moussa SARR

3 février 2022


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