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« CE QUE SIGNIFIE CE FESTIVAL POUR NGUÉKHOKH »

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La 7e édition du Festi-Nguékokh a été clôturée jeudi dernier dans une ambiance festive. Le comité d’organisation, par la voix de son coordonnateur, Souleymane Jules Diallo, tire un bilan satisfaisant malgré les difficultés d’ordre financier et logistique. Ainsi, il se projette déjà sur la 8e édition où les discussions sur sa décentralisation sont en cours.

Pouvez-vous revenir sur l’historique du Festival panafricain dans la commune de Nguékokh ?
Le Festival international panafricain de Nguékokh est une initiative qui a été mise en place en 2015. Et c’était dans le souci de rapprocher les différents peuples d’Afrique et au niveau de la diaspora également. Pour cette 7e édition, nous avions au moins une dizaine de délégations qui viennent d’un peu partout au niveau du continent et de la diaspora. Alors, l’objectif premier est de rapprocher les peuples, de créer des ponts. Mais s’inscrire aussi dans une dynamique de construction du continent par la réception, les idées, des propositions et des alternatives.

Le Festi-Nguékhokh s’est achevé jeudi dernier, quel bilan tirez-vous de la 7e édition ?
Nous pouvons dire que la 7e édition s’est passée dans des conditions plus ou moins difficiles. Mais l’objectif a été atteint tout de même. Il consistait à mobiliser les acteurs qu’ils soient politiques, économiques, sociaux et même culturels autour de la thématique qui était « Les Défis de l’essor d’une industrie africaine ». C’est-à-dire comment nous, Africains, aujourd’hui, au-delà de la dénonciation, des contestations comme l’a dit le ministre de la Culture, pouvons mettre en place un cadre de réflexion pour proposer des alternatives aux institutions, aux dirigeants, aux gouvernants. Mais aussi agir par nous-même, voir comment mettre en place des unités de transformation. Comment on travaille sur l’industrie cinématographique, comment à travers la médecine traditionnelle, moderniser cette médecine-là pour pouvoir se positionner sur le marché africain et sur le marché mondial. Par rapport au bilan, nous pouvons dire en gros que l’évènement s’est bien passé, malgré les difficultés rencontrées. Mais, il y a des personnes qui ont compris l’enjeu et qui ont soutenu l’initiative. C’est la première fois depuis 6 ans que le ministère de la Culture a répondu favorablement à notre courrier. Et le nouveau ministre Aliou Sow a fait un appui financier conséquent avec une enveloppe de 2 millions FCFA pour accompagner le Festival. Donc, la manifestation s’est tenue dans des conditions difficiles, mais l’objectif principal a été atteint.

Quelles sont réellement les principales difficultés de cette édition ?
C’était souvent d’ordre financier, mais également en logistique et d’hébergement. Car, comme vous le savez, nous sommes dans une commune où il n’y a pas beaucoup d’infrastructures. Du coup, il fallait trouver des alternatives et nous avons pu utiliser des tentes sous lesquelles les participants ont dormi. Il était difficile aussi de boucler le budget. Actuellement, nous sommes en discussion pour la 8e édition et des propositions ont été soumises. Et le comité est en train de voir si l’évènement sera maintenu à Nguékokh ou décentralisé dans un autre pays ou si le mois d’octobre sera maintenu.

Concrètement, quelle est la valeur ajoutée du Festival pour la population de Nguékhokh ?
Ce Festival est un instrument de communication de diplomatie et de promotion de la ville de Nguékokh. Beaucoup de personnes qui ne connaissaient pas la commune commencent à la connaître grâce à Festi-Nguékokh. Puisqu’il y a beaucoup d’activités connexes qu’on organise à Somone, Popenguine, Saly Portudal, Mbour, Thiès, etc. Ça devient du marketing territorial d’abord, ensuite il y a le tourisme local et un échange entre communautés. En gros, il y a une économie locale.

Quelles seront les perspectives qui se dessinent pour 2023 ?

Les perspectives, c’est de continuer à mobiliser les acteurs et les fonds. Puisque l’argent est le nerf de la guerre, il faut avoir suffisamment de moyens afin de mettre les participants dans des conditions idoines minimales.

Adama Aïdara KANTÉ

25 octobre 2022


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