« CE QUI GUETTE LE MALI » (FLORENCE PARLY)

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Appel aux mercenaires de Wagner

« Si le Mali engage un partenariat avec des mercenaires, le Mali s’isolera, il perdra le soutien de la communauté internationale, qui est pourtant très engagée » dans ce pays, a lancé, mercredi, selon l’AFP, la ministre française des Armées, Florence Parly, au Sénat.

« Il abandonnera des pans entiers de sa souveraineté – il suffit de regarder ce qu’il se passe en République centrafricaine aujourd’hui – et, loin de diversifier ses partenariats, s’enfermera dans un tête-à-tête avec une société de mercenaires », a-t-elle ajouté.

Des membres de la société Wagner sont présents notamment en Libye et en Centrafrique où ils font l’objet d’accusations d’exactions. La France avait déjà averti Bamako qu’une implication du groupe serait incompatible avec sa présence militaire et celle d’autres pays et organisations internationales, selon l’AFP.

« Pour nous, les choses sont claires, il n’est pas possible de cohabiter avec des mercenaires », a réitéré la ministre des Armées. Elle s’est une nouvelle fois insurgée contre les propos du Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, qui a accusé samedi à l’ONU la France d’un « abandon en plein vol » avec la réorganisation de sa présence militaire au Sahel, et justifié ainsi les discussions avec le groupe Wagner.

Ces propos sont « inacceptables » et « proprement indécents » au lendemain de la mort d’un soldat français au Mali, a-t-elle souligné, au moment où un hommage national était rendu au caporal-chef Maxime Blasco à Paris. « Je voudrais balayer une contrevérité : non, la France ne se désengage du Mali ! », a-t-elle dit, toujours selon l’AFP. « Il est tout à fait scandaleux de faire croire au monde entier que la France s’en va », s’offusque la patronne des armées françaises.

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