CES MESURES PRISES POUR STOPPER LA FLAMBÉE DES PRIX

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CONSEIL NATIONAL DE LA CONSOMMATION

Pour stopper la flambée des prix, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures, lors du Conseil national de la consommation présidé, hier, par le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta. Il a été décidé, entre autres, la réduction de la taxe d’ajustement à l’importation, qui passe de 10% à 5% sur les huiles brutes importées, le maintien de la TVA à 0% sur le riz, la suspension des droits de douanes sur le blé, l’application d’un taux de 0% de TVA sur la farine de blé, l’administration des prix des bidons de 20 litres d’huile, la mise en œuvre des mesures rendant obligatoire les déclarations de stock, l’homologation des prix des matériaux de construction.

Le constat est là : Les prix des denrées de première nécessité sont en hausse sur le marché et les consommateurs se plaignent également de la rareté du sucre.

Ainsi, selon le directeur du Commerce intérieur, Oumar Diallo, ces mesures permettront de stabiliser les prix notamment celui du sucre à 625 F CFA, le kilogramme, au lieu de 700 F CFA, le sac de farine à 17 000 F CFA. Concernant le riz, il a précisé qu’il n’y a pas eu d’application de la TVA depuis dix ans, ce qui implique un soutien de l’État de plus de 50 milliards F CFA. Parlant de l’huile, la stratégie du ministère est de promouvoir la modération du prix avec le raffinage de l’huile brute par les industries locales.

Toutefois, des associations de consommateurs émettent des doutes. "Ce qu’on retient, d’après l’exposé du directeur du Commerce intérieur, est qu’on va vers une augmentation des prix. Ils veulent changer l’arrêté qui organisait les denrées de première nécessité", se désole Seydina Alassane Laye Sow, du Forum des jeunes consommateurs du Sénégal (FOJCOSEN).

Le président de l’Association des consommateurs du Sénégal, Momar Ndaw, a regretté la prise en charge "tardive" de cette crise. "C’est une importante initiative, mais il fallait le faire depuis les premiers jours de la crise. L’État doit veiller au respect de l’homologation des prix et sanctionner en cas de besoin, mais également éviter autant que possible de recourir à de nouvelles taxes douanières. Ce n’est pas le moment", a indiqué le consumériste. De son côté, Me Massokhna Kane de SOS Cosommateurs, a relevé qu’il urge de mettre fin au monopole de la Compagnie sucrière sénégalais (CSS). "Pour le marché du sucre, la fin du monopole de la (CSS) est une urgence", a-t-il dit.

En réponse, la tutelle a rejeté les accusations sur le monopole du sucre par la CSS, arguant que tout citoyen capable de respecter les modalités et règlements peut bel et bien mettre en place une industrie sucrière.

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