CESE : CE QU’IL FAUT RETENIR DU DISCOURS D’IDY

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POLITIQUE

C’est officiel ! Idrissa Seck est revenu aux affaires. Après 15 années de vie, hors pouvoir, l’ancien Premier ministre de Me Abdoulaye Wade refait surface à la 3e institution du pays.

Il a été accueilli, ce jeudi, dans l’Auditorium Mbaba Guirassy du Conseil économique social et environnemental (Cese) par une salve d’applaudissements. À côté d’Aminata Tall, présidente honoraire de l’institution, Idrissa Seck, tout souriant, a profité de la tribune de la cérémonie d’installation pour répondre à ses détracteurs. Selon lui, le ’’train 2019 est derrière’’. Idy les invite ainsi à ’’prendre celui de l’horizon 2035’’.

La cérémonie d’installation avait débuté par l’hymne national. C’est après que le 1er Vice-président du Cese, Baïdy Agne, l’a officiellement installé en lui remettant son échappe de conseiller.

Dans son allocution Idy n’a rien perdu de sa verve. Son discours a été ponctué d’humour et des éclaircissements sur sa nouvelle orientation politique. Le leader du parti Rewmi dit avoir compris l’avis des uns et des autres sur sa nomination par le chef de l’Etat. « Je suis attentif à toutes les opinions exprimées, de manière directe ou pas, car j’y vois une source précieuse d’enseignements destinés à faire de moi une meilleure personne. À nos compatriotes qui s’interrogent, légitimement sur le fondement de ma décision, je leur réponds ceci : face à certaines circonstances historiques, il faut dépasser l’attitude vaine du spectateur stérile », a-t-il déclaré. Se mettant dans la posture d’un nouvel allié du pouvoir, Idy estime que, du moment que la nation a besoin de lui, sa propre personnalité ne compte plus. Seul l’intérêt général devrait primer. « Peu importe le coup pour notre propre image ou même notre vie, qui, au regard du destin d’une nation, demeure une insignifiance. Il s’y ajoute que la compétition électorale de 2019 est derrière nous. Le contentieux qui s’en est issu a été éteint par l’ouverture du dialogue national et les résultats remarquables qu’il a produit », a-t-il laissé entendre.

1er gros chantier du CESE

L’émigration clandestine, avec son lot de drames, sera le 1er chantier du Cese, sous l’ère Idrissa Seck. C’est le vœu du président de la République qui l’a exprimé. Selon Idrissa Seck, Macky Sall attend beaucoup de ses collègues pour des propositions concrètes sur ce phénomène. « J’ai pu retenir que le sort de la jeunesse, particulièrement celle qui se retourne désespérément vers l’émigration clandestine, est au cœur des préoccupations du président de la République. La lecture attentive du communiqué du Conseil des ministres, tenu ce mercredi, en atteste à suffisance », a-t-il déclaré.

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