« LA QUESTION DU 3E MANDAT VA POURRIR LE TRAVAIL DU GOUVERNEMENT »

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JURY DU DIMANCHE

Même si, en 2017, le président de la République avait clos le débat en disant que nul ne peut briguer plus de deux mandats au Sénégal, la question sur son troisième mandat se pose avec acuité. Des membres de l’opposition comme ceux du pouvoir épiloguent sur la question. « La succession du président Macky Sall est aujourd’hui, semble-t-il, un débat tabou. Mais, je pense qu’à partir du moment où on est dans un schéma où on se dit qu’il ne peut y avoir plus de deux mandats, la question de la succession se pose », souligne Momar Thiam.

A son avis, les distorsions au sein de l’APR peuvent s’expliquer par le fait qu’ils ont une compréhension différente des termes de la constitution. « Il y a un professeur de droit qui me disait que le deuxième mandat de 7, tel qu’il est écrit dans la constitution, est hors de portée. Cela veut dire qu’il ne fait pas partie de la réforme. La question du troisième mandat ne sera pas une question juridique mais une question d’éthique et de déontologique politique parce que le président a dit que le troisième mandat ne l’intéresse pas », fait-il remarquer.

Avant d’ajouter : « A partir du moment où certains dans son camp pensent qu’il ne doit pas faire un troisième mandat, cette question va pourrir le travail gouvernemental. En termes de communication politique, le président de la République gagnerait une bonne fois pour toute à siffler la fin de la récréation de ce débat sur le troisième mandat. Il faut qu’il dise qu’il ne le fera pas. »

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