CHEIKH OUMAR SY LANCE UNE PÉTITION POUR L’ANNULATION DE LA DETTE DU SÉNÉGAL

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CONSÉQUENCES DU CORONAVIRUS

Les experts sont unanimes : la crise sanitaire due à la propagation du coronavirus va entrainer une crise économique dont les effets seront fortement ressentis par les Etats africains. C’est aussi la conviction du président de l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Economique en Afrique (OSIDEA), Cheikhou Oumar Sy. L’ancien député, qui demande l’annulation pure et simple de la dette du Sénégal, dit avoir lancé une pétition dans ce sens. Parce que, a-t-il estimé, rien qu’en 2020, le Sénégal aura du mal à rassembler la moitié de son budget qui initialement était estimé à la somme de 4 215 milliards FCFA.

« Les pays africains en général risquent de faire face à une crise multi-sectorielle sans précédent accentuée par la pression de la dette publique externe (contractée par les pouvoirs publics à l’égard des créanciers privés et publics étrangers même si celle-ci a été suspendue momentanément). En effet, toutes les conditions sont aujourd’hui réunies : effondrement des réserves de change de nombreux pays en développement lié à la chute du cours des matières premières, ré-endettement massif, risque important de « socialisation » des dettes du secteur privé national, forte augmentation de la dette publique interne (celle qui est contractée par les pouvoirs publics à l’intérieur du pays) et des prêts léonins accordés par les pays développés à travers le partenariat public-privé », renseigne M. Sy, qui entre ainsi dans le même sillage que le chef de l’Etat du Sénégal. Il y a deux jours, Macky Sall demandait, en effet, l’annulation de la dette des pays africains, en raison des conséquences du coronavirus.

Selon lui, la responsabilité de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International est engagée dans cette crise. « Ces deux institutions ont poussé les pays en voie de développement à adopter une politique de privatisation à outrance qui n’a pas apporté de réponses concrètes pour lutter contre la pauvreté. Une des conséquences fâcheuses de ce modèle économique est la paupérisation du secteur de la santé », s’est défendu l’ancien parlementaire.

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