CHEIKH TIDIANE MARA DÉCÈLE LES LIMITES DES POUVOIRS DE L’OFNAC

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JUSTICE

Cheikh Tidiane Mara voudrait plus de pouvoir pour l’Ofnac (Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption). Vice-président de cette institution que dirige Seynabou Ndiaye Diakhaté, Mara espère dans le futur, le renforcement des pouvoirs de l’Ofnac pour assurer le suivi des dossiers qu’elle remet à la justice.

« Nous allons continuer à travailler de cette manière, c’est-à-dire remettre les dossiers après enquête au Procureur de la République et nous en arrêter là. Cependant, nous espérons un jour, au niveau de l’Ofnac, faire en sorte que les dossiers qui font l’objet d’une enquête soient suivis », a fait savoir l’ancien procureur spécial auprès de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Il s’exprimait, avec sa collègue Seynabou Ndiaye Diakhaté, à l’atelier d’information sur la corruption, organisé à l’Ecole nationale des officiers de la gendarmerie.

Pour Mara, le travail de l’Ofnac se limite à la transmission du dossier au niveau du Parquet. Ce qui fait que leur institution et le Procureur restent interdépendants. Mais il souhaiterait que l’Ofnac ait le pouvoir d’aller au-delà. « On aurait voulu aller au-delà du fait de remettre juste des rapports. C’est comme un goût d’inachevé. À l’avenir, les textes pourront nous donner l’autorisation de suivre les dossiers que nous remettrons au Procureur de la République », la présidente de l’Ofnac.

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