CNES : CONTESTÉ, ADAMA LAM DÉCLINE SA FEUILLE DE ROUTE

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ECONOMIE

Nouveau président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, Adama Lam, entend perpétuer le legs de son défunt prédécesseur, Mansour Cama. Toutefois, précise-t-il : "je ne peux revendiquer son héritage intellectuel et sa contribution énorme à l’économie sans réaffirmer ma ferme volonté de continuer les combats qu’il a menés au nom de la CNES tout en les adaptant au contexte actuel si particulier de notre pays", dans un entretien accordé au journal Sud Quotidien.

Poursuivant, l’industriel ajoute : "les principes qui gouverneront ma présidence seront basés sur mes convictions profondes d’un nécessaire positionnement de l’entreprise, nationale en particulier, au cœur du combat pour la reconquête de notre souveraineté économique."

Un constat, souligne-t-il, qui l’a amené "à développer un programme". Lequel constitue "une invite aux fédérations de base" pour dire "que le moment des personnes providentielles est révolu, et que seule une équipe engagée et soudée dans laquelle chacun joue sa partition" pour "faire face avec succès" aux défis de l’heure.

Pour ce faire, "un diagnostic approfondi et sans complaisance" de leur organisation s’impose "afin d’identifier les problèmes sectoriels particuliers auxquels viendront s’ajouter les préoccupations transversales induites par la Covid-19."

C’est au bout de ce processus que "les priorités seront dégagées et des propositions de solutions" seront faites aux différentes parties : Administration, partenaires sociaux, institutions diverses.

Par rapport à l’exploitation future du gaz et du pétrole, "seul le regroupement des moyens financiers (du secteur privé national) pourrait permettre d’exister économiquement face à la concurrence d’entreprise étrangère, régionale ou continentale disposant d’une plus grande expérience" en la matière.

Selon lui, il est obligatoire au sortir de la crise de la Covid-19, "de compter en priorité sur ses propres forces en s’appuyant en particulier sur les segments économiques vitaux et stratégiques tels que l’alimentaire, les BTP, la pharmacie, le médical, la formation, le numérique, les services, etc.

Dans ce sens, il apprécie les orientations du PAP2A "dans lequel (l’État) réserve une place de choix au secteur privé national qui, conscient de ses lacunes, doit aller vers la constitution de consortium ou autres types de regroupements économiques en vue de relever" les défis. Dont celui d’accompagner l’État dans la mise en œuvre des projets dédiés aux jeunes.

Élu le 13 mars dernier, à la tête de la CNES en remplacement de feu Mansour Cama, l’ingénieur, financier, industriel et administrateur de sociétés fait l’objet de contestation.

"Les renouvellements (Assemblée générale et Conseil d’administration) ainsi que l’élection du Président de la CNES se sont opérés en violation flagrante des statuts de l’organisation. La convocation des instances du CA par le 3eme vice-président A. Ndoye alors que le président en exercice, B. Ndiaye n’est pas empêché ; le recours au vote électronique non prévu par les textes et ne garantissant pas la sincérité et le secret obligatoire du vote. Les procurations utilisées lors de ces scrutins n’ont pas été légalisées. En outre, le président désigné, inconnu des rangs de la CNES, a été mis en place par un lobby connu, en complicité avec un directeur exécutif frappé par la limite d’âge depuis plus de cinq (5) ans", lit-on dans le communiqué du Syndicat national du Bâtiment et Travaux publics (SNBTP), déclarant "illégitime" cette élection.

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