COMMANDE PUBLIQUE : « ON NE MISE PAS TROP SUR L’ARTISANAT SÉNÉGALAIS »

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LR DU TEMPS

Au menu de LR du temps de ce dimanche, la commande publique sénégalaise. En effet, le Gouvernement a annoncé l’actionnariat des nationaux au moins de 34% dans l’exécution des projets publics. Il convenait alors de voir si la réforme de la commande publique peut un être un levier pour l’économie locale.

Physicien et spécialiste de développement à la base, Ababacar Sadikh Bèye, l’un des invités de l’émission regrette le fait que les artisans soient relégués au second plan. « On ne mise pas assez sur notre artisanat et on ne revisite pas certains secteurs tels que le textile et d’autres », a-t-il déploré. Selon lui, la notion d’indépendance est liée au fait que la philosophie de l’occident c’est : qui paie, commande. A l’en croire, le Sénégal a un potentiel énorme. Il y a plus de 122 mille ateliers d’artisans. Et ces derniers qui peuvent répondre aux appels d’offres méritent d’être mieux informés pour qu’ils comprennent qu’ils peuvent faire des politiques qui peuvent être présentés à l’administration. « Si on lançait le prix du président de la République pour le meilleur mobilier de bureau, tous les artisans s’y lanceraient, on trouverait des choses d’excellentes qualités qui pourraient permettre de meubler les bureaux de tous les services publics. En sus, cela encouragerait les citoyens à acheter les meubles locaux », explique-t-il.

Dans le même sillage, il a plaidé pour une modernisation de l’agriculture. Le monde paysan, rappelle-t-il, contribue au développement du pays mais, tout le monde sait qu’il est en retard dans tout ce qui est modernisation de l’agriculture. D’après lui, l’un des problèmes d’optimisation de l’agriculture, c’est la maîtrise de l’eau. Or, de l’avis de M. Bèye, la maitrise de l’eau dans l’agriculture dans le monde moderne doit passer par des techniques d’irrigation moderne notamment le goute à goute.

Pour sa part, Doudou Sarr, pense qu’il faut aborder cette question sans complexe. Il plaide même pour une discrimination positive. « Il faut la création de société sur la base d’un partenariat public privé. Il faut que notre secteur privé comprenne qu’il doit apprendre. Il faut qu’on ait des sénégalais sachant faire. Il faut qu’il ait de la compétence. Il faut sous régionaliser ou régionaliser la question, il ne faut pas qu’elle soit un instrument statuquo », a-t-il soutenu. De l’avis de M. Sarr le Sénégal a des artisans qui correspondent aux normes modernes du travail.

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