COMMENT CIRCONSCRIRE LE VIRUS

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LR DU TEMPS

La courbe de la pandémie du Coronavirus ne fléchit pas au Sénégal avec des cas de décès qui ne cessent de croître. Les invités de l’émission LR du temps sur Iradio (90.3) en l’occurrence El Hadji Kassé philosophe et ministre conseiller chargé des affaires culturelles et Ibrahima Dia sociologue du développement et ancien Directeur du MCA Sénégal ont fait des propositions pourraient permettre de circonscrire la maladie.

Selon El Hadji Kassé, l’une des leçons majeures de cette crise sanitaire à travers le monde est que toutes les composantes de la Nation, au Sénégal, doivent interagir, communiquer entre elles, s’engager, se mobiliser entre elles pour un objectif indivisible et précis. A son avis, c’est comme cela qu’on peut vaincre « cet ennemi invisible « qui, en l’espace d’un temps record, fait des ravages dans le monde entier. »

« Il est d’autant plus dangereux que nous ne le maitrisons pas encore en termes de connaissance. Parce que si on ne connait pas, on ne maitrise pas. Il faut connaitre pour maitriser et faire changer une donne », explique Kassé. Et d’ajouter : « il nous faut, en dehors de l’unité de toutes les composantes de la Nation, être également dans une disposition en termes d’éthique. C’est l’humilité. Chacun d’entre nous doit être humble, savoir que nous ne savons pas et en tirer toutes les conclusions. C’est-à- nous de nous concerter, penser ensemble, agir ensemble pour circonscrire le virus avant de trouver les meilleures solutions pour le vaincre définitivement ».

En effet, force est de constater que dès les premières heures de l’apparition de la maladie au Sénégal, le 2 mars dernier, les Sénégalais, dans leur grand ensemble avait fait bloc pour dompter cet ennemi en commun. Mais, cette union sacrée est en train de s’effriter.

Cependant, d’après Ibrahima Dia, pour maintenir et redynamiser cette union, il faut développer une démarche commune comme en situation de guerre. « Ce qui a changé, c’est qu’après deux mois, on se rend compte que non seulement il faut gérer la guerre mais il faut gérer également les conséquences de la guerre. Ici, il faut faire la guerre tout en reconstruisant. Même s’il n’y avait pas un seul cas de Covid au Sénégal, les conséquences de cette Covid dans le monde nous allions les sentir », soutient-il. A son avis, après deux mois de la pandémie, il y a un processus de lassitude et de relâchement. Et, pense-t-il, il y a besoin de régénération de cette dynamique. *

« Le président de la République a fait un appel mais on a l’impression que cela n’a pas été entretenu. Et peut être que c’est le moment, quand on se rend compte qu’il y a des failles, des tentatives à gauche et à droite, de remobiliser tout le monde parce que le défi est encore là. Ce n’est pas encore terminé. On est toujours dans le Covid et dans l’après Covid », déclare-t-il. Poursuivant son argumentaire, il fait remarquer qu’il y a un discours nouveau, de nouvelles problématiques qu’il faut mettre sur la table. « C’est cela qu’il faut faire parce qu’on fait de l’évaluation tout en marchant. On évalue et on rectifie. Aujourd’hui, tout le monde est d’accord que la bataille n’est plus seulement sanitaire. Et cela demande une nouvelle posture ».

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