COMMENT ENDIGUER LA VIOLENCE ?

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Rentrée scolaire

"La non-violence en milieu scolaire" est le thème retenu, cette année, pour la rentrée des classes 2021-2022. Celle-ci est prévue le 14 octobre prochain. S’exprimant lors de la rencontre annuelle de préparation se tenant depuis jeudi, à Saly, le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, a appelé les acteurs du système à élaborer des mécanismes pour endiguer ce fléau.

"L’année dernière, nous avons eu d’excellents résultats, elle s’est déroulée dans de bonnes conditions. Mais à la fin, vous avez vu ce qu’on voit dans d’autres pays européens et nous avons remarqué çà et là quelques actes de violence. Ce qui fait que ce thème aujourd’hui, il est extrêmement important. Parce qu’il nous permet de retourner aux valeurs, à la citoyenneté et au patriotisme dans notre pays.

Il correspondant, d’ailleurs, à la 5e priorité définie il y a deux ans, pour les cinq ans à venir. Donc, l’ensemble des acteurs ici présents, que cela soit la société civile, les parents d’élèves, les partenaires techniques et financiers, les élus locaux, le ministère, nous tous, nous allons réfléchir pendant ces trois jours sur les retours aux valeurs. Quelles mesures pratiques faut-il prendre dans nos classes ? Parce que nous ne voulons pas que cela s’installe dans notre pays".

La question s’était posée, lors de la remise des prix du Concours général, en août dernier. Présidant la cérémonie, le chef de l’État, Macky Sall a été très clair : "les casseurs, ceux qui s’adonnent à la triche, à la violence, et aux actes d’incivisme, n’ont leur place ni à l’école ni à l’université. Pour autant qu’ils soient encore minoritaires, nous ne devons pas laisser pousser la mauvaise graine. C’est pourquoi, j’appelle à une mobilisation générale pour une observance rigoureuse de la discipline à l’école. L’État y veillera".

Pour dénoncer les violences faites aux enseignants, le SAEMS/CUSEMS avait décrété journée école morte, le 27 janvier, dans toute la région de Dakar. A ce stade, le dernier cas avait eu lieu la semaine précédente, au Lycée Blaise Diagne où une professeure a été agressée par l’une de ses élèves. Par la suite, la situation avait pris de l’ampleur.

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP), proposant des mesures anticipatoires, a suggéré des études pour cerner les impacts de la Covid-19 et le phénomène des violences en milieu scolaire.

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