CONTESTATIONS CONTRE LA SODAV : LA MUSIQUE EN COLÈRE !

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MUSIQUE

A la place d’un sit-in convoqué ce vendredi, 21 juin, devant les locaux de la Société sénégalaise des droits d’auteur et droits voisins (SODAV), c’est un point de presse que Zeynoul Sow, le président des acteurs de l’industrie musicale du Sénégal (AIMS), et ses camarades ont tenu dans les locaux de ladite société. « Avec la SODAV, c’est une mauvaise gestion », peste Zeynoul Sow, face aux journalistes, relevant « une communication défaillante, qui n’est pas efficace avec ses membres associés, une clé de répartition qui n’est pas lisible. Vous venez aux répartitions, vous ne pouvez pas comprendre votre fiche ni l’origine des fonds. » Egalement, le collectif réclame « la dissolution du Conseil d’administration », qui « n’est pas légitime », accusent ses membres. « Des acteurs principaux ont été écartés » lors de l’Assemblée générale pour le renouvellement dudit Conseil d’administration, dit Zeynoul Sow.

Présent, Djiby Guissé ne dit pas le contraire, pointant également un « problème de communication extraordinaire ». Avant de souligner que l’actuel Conseil d’administration de la SODAV « n’a pas été élu démocratiquement ».

Zeynoul Sow, revenant sur la rencontre convoquée par le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, pour arrondir les angles entre les différentes parties, déplore le fait que « la tension (soit) montée » et que celle-ci « (se soit) terminée en queue de poisson ». Aujourd’hui, ledit collectif veut « montrer qu’il n’est pas content de la gestion de cette société mais aussi profiter de la fête de la musique pour dire qu’on parle aussi du statut de l’artiste depuis très longtemps, ce n’est pas résolu. C’est un problème qui existe toujours. Les artistes ne sont pas encore considérés comme des travailleurs. C’est un problème qui doit être réglé. Le président a donné toutes les instructions, la mise en œuvre tarde, ça aussi, c’est un problème. »

Abdoul Aziz Dieng, Conseiller technique au ministère de la Culture et de la Communication, intervient en sapeur-pompier. « Le nerf de la guerre, c’est la communication », préconise l’un des initiateurs de la SODAV. Ce, après avoir reconnu qu’il y a « déficit de formation, déficit d’information et problème d’incompréhension. Nous avons discuté et échangé, sans aucun problème personnel. Nous allons maintenant travailler ensemble avec eux pour voir comment améliorer le travail de la SODAV, la communication, écouter leurs propositions et intégrer les bonnes (pratiques) parce qu’il faut donner une bonne présomption à tout le monde. »

Zeynoul Sow tempère : « Aziz Dieng est dans son rôle d’apaisement. Il est venu nous voir. Il doit y avoir un cadre où nous devons discuter, communiquer, faire nos propositions et que la société essaie d’apporter des améliorations dans leurs services. En personnes responsables et civilisées, nous sommes aussi ouverts à des discussions, et nous attendons. »
Mame Gor Diazaka et Pape du groupe Pape et Cheikh, soutiennent le combat du collectif.

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