CORONAVIRUS AU SÉNÉGAL : « LE TAUX DE PRÉVALENCE EST ENVIRON DE 20% »

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ENQUÊTE

C’est en exclusivité sur Iradio (90.3) que Dr Babacar Gueye, Directeur de la lutte contre la maladie a fait la révélation. Invité de la matinale de la radio, ce lundi 11 janvier 2021, il a annoncé qu’une enquête relative au taux de prévalence de la maladie du coronavirus a été menée dans toutes les régions du Sénégal. Et révèle-t-il : « selon les résultats, le taux de prévalence de la maladie est environ de 20%. Il y a disparité dans certaines régions ».

Par ailleurs, il tient à rassurer les Sénégalais sur le variant britannique. « Au moment où nous parlons, après les séquençages effectués par l’Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal, il n’y a pas encore de souche variante qui aurait été trouvée en circulation au niveau du pays. Donc, rassurez les populations par rapport à ça », a-t-il signalé.

Dr Gueye de poursuivre : « certains ont annoncé qu’il y aurait cette souche en Gambie mais au Sénégal il n’y a pas cette souche. Et au moment où je vous parle aussi, une activité importante est en train d’être mise en œuvre sur tout le territoire pour faire ce qu’on appelle la supervision des portes d’entrée, ce qui est important. Aujourd’hui, on est en train de redynamiser, de réévaluer et de peaufiner le dispositif qui est mis en place au niveau des portes d’entrée tant maritime, terrestre et aérienne ».

LE SIMPLE COUVRE-FEU NE SUFFIT PAS

"Un simple couvre-feu ne suffira pas, il faudrait aller beaucoup plus loin"
De son côté, Dr Mouhamed LY, médecin spécialiste en santé publique, a invité les autorités étatiques à aller plus loin que le "simple" couvre-feu.

« Pour le moment, on n’a eu droit à un couvre-feu de la part du gouvernement, l’aspect positif, c’est que le couvre-feu sensibilise les populations sur le sérieux de la situation. Par contre, on a vu qu’il y avait d’énormes problèmes d’applicabilité. Parce que, les moyens de transport ne suivent pas. Finalement, ce qu’on voulait éviter, diminuer la transmission, se trouve accentuer par les mouvements de foules quand les gens rentrent et se bousculent dans les bus », a expliqué Dr Ly, estimant que cette stratégie doit être accompagnée comme toutes les autres mesures.

D’ailleurs, pense-t-il : « le simple couvre-feu ne suffit pas, il faudrait effectivement que le travail soit mieux organisé pour qu’il y ait moins de gens qui viennent en ville, ce qui fait qu’il y aura moins de foules. Dans les écoles, il parait qu’il y a beaucoup de cas. Il faudrait soit, arrêter les cours pour deux ou trois semaines, soit prendre des mesures afin de respecter le protocole correctement ».

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