CORONAVIRUS : EN GAMBIE, LA FIN DU MUTISME DU PRÉSIDENT BARROW EXIGÉE

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GESTION DE LA PANDÉMIE

Alors que son pays est touché de plein fouet par la pandémie obligeant le gouvernement à restaurer l’état d’urgence accompagné d’un couvre-feu, le chef de l’Etat gambien reste aphone. Officiellement en quatorzaine depuis une dizaine de jours, il était annoncé lors un discours télévisé pour rassurer ses compatriotes la semaine dernière. Depuis la fête de korité, il ne s’est pas adressé à la Nation sur la gestion de la pandémie. Le personnel médical et les organisations de la société civile, ne pouvant plus de ce mutisme, ont conjointement saisi le chef de l’État pour exiger qu’il brise son silence dans 72H. Sur les réseaux sociaux, les Gambiens ne cessent d’interpeller là-dessus la cellule de communication de la Présidence.

Où est passé le président Barrow ? Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Ce sont là les questions récurrentes que posent les Gambiens sur la toile. Beaucoup d’internautes s’insurgent contre ce qu’ils qualifient de « gestion de la pandémie par communiqués ». Pour ne s’être pas adressé à la nation le jour de la tabaski, les Gambiens scrutaient avec attention son discours, mercredi dernier pour annoncer la restauration de l’état d’urgence et le retour des restrictions pour freiner la propagation de la pandémie. Officiellement, le président Barrow est en quatorzaine depuis une dizaine de jours mais visiblement son mutisme inquiète plus qu’il dérange.

Batterie de revendications

Ce sont huit organisations de la société civile et les travailleurs en première ligne dans la lutte contre la pandémie qui ont conjointement saisi ce week-end le chef de l’État pour lui demander de briser son silence en 72h. Pour ce collectif, il est tout simplement inadmissible de laisser la gestion de la crise entre les mains du porte-parole du gouvernement. Dans cette correspondance, les travailleurs de la santé listent une dizaine de revendications qu’ils adressent directement au chef de l’État.

Entre autres, ils demandent un traitement spécial pour les travailleurs qui contractent le COVID-19 dans l’exercice de leurs fonctions. Une indemnité journalière ainsi qu’un salaire égal pour toute la corporation. Un hébergement adéquat en particulier pour ceux qui sont exposés aux patients infectés.
Hier, le pays a enregistré 145 nouveaux cas et 4 décès, portant le nombre total de cas officiels à 1235 dont 23 décès et 991 personnes sous traitement.
La seule bonne nouvelle pour le pays c’est la guérison de la vice-présidente hospitalisée il deux semaines à cause du covid-19. Egalement en auto-confinement, les deux tests du ministre de la Santé sont revenus négatifs, informe le porte-parole du gouvernement.

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