CORONAVIRUS : LES CAMPUS SE VIDENT, LES ÉTUDIANTS ENTRE SOULAGEMENT ET INQUIÉTUDES

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MESURES D’URGENCE

Les campus se vident de leurs pensionnaires suite aux décisions prises hier, en Conseil présidentiel consacré au coronavirus, dont l’une est de fermer crèches, écoles, lycées, et universités, pour 3 semaines, pour stopper la propagation du Covid-19. Si certains poussent un ouf de soulagement, d’autres, très anxieux, croisent les doigts pour que la mesure ne sont pas prolongée. Ils craignent les risques d’une année invalide.

A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), c’est une ambiance de veille de fête, avec les étudiants pliant leurs bagages, valises en main, et sacs au dos. Sur place, contrairement aux mesures édictées par l’OMS, un rassemblement est constaté non loin de la Direction du COUD. « Le Directeur du COUD a jugé nécessaire de mettre des bus à la disposition des étudiants, partant vers les 45 départements du Sénégal. Actuellement, on les a répartis en département. Si une personne vient, et nous dit dans quel département il est issu, et on l’inscrit », explique-t-on.


LES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS DANS LE DÉSARROI

Toutefois, la décision ne fait pas que des heureux notamment pour les étudiants étrangers. « C’est un peu compliqué pour nous autres étudiants étrangers. On est pris au dépourvu. Il n’est pas possible pour nous rentrer dans notre pays, pour le moment, ce n’est pas encore envisageable », confie un étudiant béninois.

Serigne Mor Fall, étudiant sénégalais, n’est pas tranquille, lui aussi. Car explique-t-il : « Je compte rentrer comme la plupart de mes camarades l’ont fait. Mais, on était en train de préparer les examens. Sauf la Faculté de Médecine qui a déjà terminée, les autres Facultés devaient les faire d’ici la fin du mois de mars à la mi-avril ».

A l’université de Thiès, c’est également le déménagement depuis hier. Certains des étudiants ont plié bagages dès la fin de la déclaration du chef de l’État, Macky Sall, édictant les mesures d’urgence prises. Là, c’est le ballet des taxis, renseigne le correspondant d’iRadio.

« C’est une très bonne initiative. C’est très risqué de rester ici », approuvent des pensionnaires interrogés, soutenant que les mesures d’hygiène étaient respectées à la lettre bien avant la déclaration du chef de l’État.

Par contre, les étudiants habitant dans les régions les plus éloignées, devront encore patienter. « Des étudiants attendent demain surtout ceux qui vont vers Ziguinchor », dit-on.

Inquiets, des étudiants en 1ère année, formulent déjà leurs craintes par rapport à une année invalide : « On a commencé vers fin janvier, et avons fait que quelques devoirs. On espère vraiment que l’année ne sera pas invalidée ».

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) est également en train de se vider. La caravane des étudiants ressortissants de Rufisque vient de quitter le campus social. Celles des autres régions vont quitter cet après-midi, entre 14 et 15 heures. Par contre, quelques récalcitrants comptent rester, pour, disent-ils, effectuer des travaux de recherches notamment ceux qui sont en train de rédiger leur mémoire.

Par rapport à cette décision, la Direction du CROUS annonce des dispositions quant à l’hygiène des lieux. Des gels hydro-alcooliques, des bassines remplies d’eau de javel, sont disponibles, sur place.

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