COTE D’IVOIRE : DES RÉSIDENCES DE LEADERS DE L’OPPOSITION ATTAQUÉES EN PLEINE NUIT

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PRÉSIDENTIELLE 2020

La radicalisation se poursuit en Côte d’Ivoire. Quelques heures après avoir annoncé la mise en place d’un Comité national de transition, dirigé par Henri Konan Bédié, l’opposition serait désormais dans le viseur des forces de l’ordre. Plusieurs leaders du front du boycott et de la désobéissance civile ont annoncé, dans la nuit du lundi au mardi, que leurs résidences sont actuellement attaquées par le pouvoir.

Selon certaines informations qui nous sont parvenues par une source indépendante et généralement bien informée, « l’ordre a été donné d’arrêter tous les leaders de l’opposition. »

Cela a commencé par Assoa Adou, partisan de Laurent Gbagbo et Secrétaire général du FPI, qui a annoncé, peu après 22heures, à travers un message d’alerte que « les Forces de l’ordre pro Ouattara viennent de faire éclater des bombes lacrymogènes devant (sa) résidence. »

Puis, quelques minutes plus tard, Dr Aballah Toikeusse Mabri, président de l’UPDCI, le parti créé par les partisans de l’ex putschiste Robert Guei,a ainsi annoncé que son domicile était attaquée, sans préciser par qui. La veille, son parti annonçait à travers un communiqué que « des individus armés et encagoulés seraient sur le point d’attaquer (sa) résidence pour attenter à sa vie. »

Enfin, à 22h51, le PDCI-RDA, parti de l’ex président Henri Konan Bédié a également annoncé que « la résidence du Président du Comité national de Transition et du PDCI-RDA Henri Konan Bédié est attaquée ».

Ces annonces surviennent quelques heures après l’annonce de la mise sur pied, par l’opposition, d’un Comité national de transition pour un délai de 30 mois avec six objectifs annoncés, allant de la formation d’un gouvernement élargi aux partis représentatifs et à la société civile, à l’organisation d’élections présidentielle et législative couplées ou encore d’un référendum. En réponse, plusieurs responsables du pouvoir ont appelé à "une réaction ferme" du pouvoir face à ce qu’ils qualifient de comportements irresponsables et hors-la-loi.

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