COUMBA KANE TOURÉ, DIRECTRICE IRESSEF : « LA CHLOROQUINE EST UNE PISTE... »

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JURY DU DIMANCHE

La chloroquine pourrait être le remède de la Covid-19 qui actuellement fait des ravages dans le monde. En tout cas, c’est ce que prêche l’infectiologue, le Dr Didier Raoult, Directeur de l’IHU de Marseille.

Invité du Jury du dimanche sur Iradio, Coumba Touré Kane, pharmacienne, biologiste, spécialiste en bactériologie virologie s’est prononcée sur cette polémique suscitée par Didier Raoult.

D’emblée, elle rappelle que le professeur Français est un scientifique qui a fait énormément dans le domaine de l’infectiologie et, le fait qu’il dise que la chloroquine a une efficacité est une piste qu’il faut vraiment confirmer. « Il avait fait une première étude sur une vingtaine de patients. Il vient de publier une deuxième étude sur plus de 80 patients. La chloroquine est un schéma thérapeutique parmi tant d’autres. Didier Raoult a fait ce qu’on appelle dans notre jargon un repositionnement de molécules. Donc, avec le temps, on pourra dire que la Chloroquine est réellement efficace sur la maladie et après, on saura quelle est la dose optimale pour pouvoir traiter les patients », a expliqué la directrice scientifique et responsable de la plateforme de biologie de l’Institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF). Avant d’ajouter : « il faut continuer des études pour pouvoir confirmer ou infirmer mais, c’est une piste qu’il faut prendre à bras le corps parce que c’est une molécule qui sera à la portée des pays à ressources limitées comme les nôtres ».


« CE VIRUS N’EST PAS UNE GUERRE BACTÉRIOLOGIQUE »

D’après elle, on est devant une pathologie à contagion très élevée. Donc, si on a quelque chose qui peut la barrer la route, il faut l’utiliser mais en regardant quels sont les effets secondaires probables et comment les patients réagissent. « Le coronavirus est une pathologie qui est aiguë. Il faut dix jours de traitement. Donc, il faut mettre le traitement très tôt parce que si on attend que la maladie évolue chez la personne pour pouvoir mettre en route le traitement, on peut ne pas avoir le résultat escompté », soutient-elle.

Aussi, indique le Docteur Coumba Kane, l’IRESSEF travaille avec Didier Raoult. « On a fait nos premiers tests avec Marseille qui a assuré le contrôle de qualité. Donc, nous travaillons avec lui depuis longtemps. Il est un chercheur hors pair. C’est quelqu’un qui aime le transfert des technologies et la formation des jeunes générations ».

Toutefois, rectifie le Docteur Coumba Kane, par rapport aux nombreuses déclarations : « Ce virus n’est une guerre bactériologique. Ça m’étonnerait que le virus qui est là soit à l’origine d’une guerre. Cette piste, je n’y crois pas ».

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