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COUP DE PROJECTEUR SUR LES LIONNES DE LA PRESSE SPORTIVE

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Une soixantaine de journalistes de la presse sportive sénégalaise sont accrédités pour la couverture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) officiellement appelée Cameroun 2021. Parmi eux, les femmes journalistes jouent pleinement leur partition. Depuis l’entrée en lice des Lions du Sénégal, le 10 janvier dernier, elles constituent le point d’attraction, à l’heure du départ pour le stade Kouekong de Bafoussam où joue la bande à Sadio Mane.

Dans leurs atours, elles font de l’ombre aux hommes, leur tenant la dragée haute.

Travaux d’Hercule

Sur le terrain également, malgré les difficultés, elles assurent. A Bafoussam, ville camerounaise située à près de 300 kilomètres de Yaoundé, il n’y a pas beaucoup de commodités. N’empêche, elles représentent fièrement leurs organe respectifs. "On est focus sur le travail", tranche Adja Biteye. "Surtout pour moi, qui fais la télé, on a un magazine qui passe durant toute la compétition, à 21 heures. Donc, il faut aller chercher les éléments. Le matin aussi, pour la rédaction, il faut des éléments pour les différentes éditions. Ça nous prend énormément de temps." Durant la phase de collecte, il lui arrive de sauter des repas. Elle sacrifie très souvent le déjeuner tellement elle est focus sur la CAN. La présentatrice dîne entre 23 heures et minuit. En raison des différences dans les habitudes alimentaires, elle a dû dénicher une bonne rôtisserie pour consommer de la viande hallal. Asthmatique, elle a également dû s’adapter au climat.

Autre écueil à surmonter : entre l’hôtel et le lieu d’entraînement des Lions, Tagidor, qui abrite les galops et la conférence de presse d’avant-match, ou encore le stade, ce sont les longues distances à parcourir quasi quotidiennement. Au-delà, Sokhna Fall relève des soucis techniques. "On a un souci majeur lié à la connexion. C’est rarement stable alors que je fais radio et télé. Parfois, ça me pose beaucoup de problèmes pour pouvoir envoyer mes éléments à temps."

Passionnées

Ces dames ne sont pas que des footeuses. Elles ont la passion pour tous les sports.

Pour Soda Thiam, l’histoire a commencé en 2009. "Lorsque je venais d’avoir mon bac, j’ai tout de suite embrassé ce métier, narre la journaliste sportive. Ma grande sœur est actuellement à DMedia. Quand elle quittait la radio Oxy- jeunes, elle m’a mise en rapport avec la direction. Là-bas pour intégrer la rédaction, il fallait coûte que coûte passer par les navetanes." Astucieuse, elle se rendait au stade en compagnie de son petit-frère pour vite comprendre le ’’B.A. BA’’ du football. A force de faire des relations ’’en direct des stades’’, guidée par Malick Sow, elle est devenue un as. Elle pilote aussi la commission féminine de l’ANPS. C’est légitimement qu’elle apprécie la cohabitation entre confrères. "Ici, il n’y a plus de Rfm, Zik fm, Emedia, Bes bi, L’Obs. C’est comme ça qu’on vit. Ce n’est pas pour rien qu’on loge tous dans le même hôtel. Le traitement peut différer mais, pratiquement, on a les mêmes informations. On n’hésite pas à se partager les Itv. Par exemple, je peux dire à Saikou Seydi (Iradio et Itv) de me filer des images." Vice et versa.

Pour sa 2e Can, elle revient après de mauvais souvenirs vécus lors de la précédente édition. Elle était en larmes, lors de la finale perdue par Les Lions face aux Fennecs d’Algérie, 0-1.

Toutes espèrent, pour couronner ce véritable parcours du combattant, à Bafoussam, rentrer avec le trophée final. Ça tombe bien, même si la Gambie a été son coup de coeur, à l’issue de la première journée, Nafi Amar Fall mise sur le Sénégal, vice-champion d’Afrique, pour figurer dans le dernier carré d’as, auprès du pays organisateur, Cameroun, et le tenant du titre, Algérie.

Dié BA
Photos : Serigne Saliou Dème
Envoyés spéciaux au Cameroun

19 janvier 2022


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