COVID-19 : INSTALLATION DU COMITÉ DE SUIVI ET DE CONTRÔLE DES OPÉRATIONS DE VACCINATION

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Gestion de la pandémie

Créé par arrêté n°02-549 du 19 février 2021, le comité de suivi et de contrôle des opérations de vaccination contre la Covid-19 a été installé ce lundi, 22 février, au ministère de la Santé, en prélude de la première phase de la stratégie nationale de vaccination contre la Covid-19, qui démarre demain mardi, 23 février.

Présidé par le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, et fort d’une trentaine de membres, le comité est composé, d’un rapporteur qui n’est autre que le Directeur de la Prévention, Dr El Hadji Mamadou Ndiaye, du directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires (COUS), Dr Abdoulaye Bousso, du représentant des élus locaux, de celui des délégués de quartiers, et de la présidente des Badienu Gox, Ndeye Fatou Diallo, etc.

Il est chargé, entre autres missions, de veiller au respect de la planification des activités de mise en œuvre de la stratégie de vaccination, à la bonne coordination de la logistique de vaccination, de suivre et facilité la disponibilité des ressources pour le déploiement de la stratégie, et de disposer en permanence de données sur les opérations de vaccination dans les régions.

Dr El Hadji Mamadou Ndiaye, abordant la question relative à la stratégie nationale de vaccination anti-Covid du Sénégal, a rappelé qu’elle vise au moins 90% des cibles prioritaires du pays d’ici fin 2021.

"La première phase de ce plan a ciblé de manière express les personnels de santé de première ligne, les sujets âgés de 60 ans et plus avec comorbidités ou présentant une maladie quelconque, et les personnes tout âge confondu qui présente également une maladie chronique. Mais également les sujets de plus de 60 ans qui n’ont pas de maladie quelconque", a-t-il expliqué.

Poursuivant, il a ajouté que la première étape de ce plan vise le personnel de santé de première ligne. Autrement dit "toute personne qui, de par son poste de travail ou de par ses tâches, se retrouve à un moment donné de ses activités, face à un malade ou pour lui éviter de se contaminer. Eviter à ce personnel de disséminer la maladie dans le cadre de cette lutte pour l’interruption de la chaine de transmission."

Il a ajouté que la deuxième étape de ce plan, "c’est de s’adresser aux autres groupes cibles selon une planification qui sera gérée d’un commun accord avec chaque responsable de structure sanitaire dans sa zone pour l’accès au vaccin des personnes ciblées conformément au plan étude établi par les agents de santé et aux doses de vaccins qui leur seront alloués.

À termes, "l’ensemble des opérations doit permettre de couvrir 20% de cette cible prioritaire du Sénégal, qui tourne autour de 3,5 millions de personnes. Chaque personne devant recevoir deux doses, donc près de sept millions de doses seront nécessaires pour couvrir ces cibles prioritaires", a souligné le directeur de la Prévention au ministère de la Santé.

Le Sénégal fait face depuis mi-novembre, à une résurgence des cas de Covid-19.

"La riposte continue autour principalement du respect des mesures barrières et de la prise en charge efficace des cas. Mais aujourd’hui, l’évolution actuelle de la maladie fait que la vaccination est la première arme dont nous disposons pour la vaincre. Plus que jamais l’opportunité s’offre à nous pour réduire la morbidité et la mortalité de la Covid-19", a plaidé la tutelle.

Le Sénégal a réceptionné ses premières doses, un lot de 200 mille commandé au producteur chinois, Sinopharm, mercredi dernier, 17 février. Présidant la cérémonie, le chef de l’État, Macky Sall, a annoncé que le processus était déjà lancé pour l’acquisition, dans les prochaines semaines, de près de sept millions de doses supplémentaires de différents vaccins.

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