COVID-19 : LES DÉFIS DE L’AFRIQUE (PAR Gabriel KOTCHOFA)

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CONTRIBUTION

Bien Chers sœurs et frères Africains et Chers amis soucieux du devenir du continent africain, je viens partager une réflexion et saisir l’opportunité de la pandémie liée au coronavirus pour vous informer du lancement de « INITIATIVES KAM 54 », une plateforme permettant à chacun d’entre nous d’apporter sa réponse aux nombreux défis auxquels notre continent fait face.

J’espère qu’une telle réflexion, suscitera un débat propice à l’émergence d’une vision commune sur l’actualité africaine et internationale. La menace que fait peser le COVID-19 sur la sécurité du monde, au-delà des incertitudes qu’elle engendre, donne à l’Afrique l’occasion de jouer sa partition dans le concert des nations et ainsi assumer le rôle qui n’a jamais cessé d’être le sien au service de l’humanité.

Cette réflexion part du constat d’un monde en pleine mutation sans l’intervention d’armes nucléaires, ni du moindre armement de destruction massive des peuples et ni de guerre idéologique ! Mais « simplement » en affrontant une crise sanitaire sans précédant provoquée par l’avènement du COVID-19.

Nous pouvons sans trop de risque admettre que plus rien ne sera tout à fait comme avant et que la remise en question du rôle protecteur des États est durablement en marche.

1. L’ordre mondial des choses devra forcément changer, les rapports de force étant devenus mouvants.

2. Les systèmes occidentaux ont prouvé les limites des Grandes Puissances, des
technologies de pointe, des hôpitaux modernes et des stratégies unilatéralement dominatrices.

3. Le monde devra désormais s’investir sur l’essentiel et sur les défis de l’humanité pour que chacun laisse de côté ses intérêts égoïstes.

4. La terre n’est plus qu’un très petit village à l’échelle planétaire. Nos défis et maux sont communs. Nos problèmes et nos fléaux sont les mêmes. Pour faire face à ces constats, une collaboration franche et pleine au niveau régional et international n’est plus un luxe.

5. L’appropriation de cette réalité où, personne et aucun pays n’est à l’abri des
malheurs des autres, est devenue d’autant plus impérative qu’aujourd’hui c’est la Chine, demain peut-être l’Europe ou les États-Unis…Et à qui le tour ensuite ?

6. La prise de conscience communautaire de l’urgence de la situation est une invitation à repenser humblement et collectivement le monde pour mieux le sauvegarder et nous protéger.

Bien Chers sœurs et frères Africains et Chers amis soucieux du devenir du continent africain, le cas de l’Afrique est particulièrement préoccupant face à cette situation horsnorme. Le rôle qu’elle doit jouer désormais n’est plus l’objet d’un débat. Comme toute crise, celle-ci ouvre à chacun de nous, à nos États, une fenêtre d’opportunités pour fondamentalement s’interroger :

1. Sommes-nous mobilisés et prêts pour changer de comportement et être au rendez-vous des grandes réformes et défis du siècle ?
2. Aurons-nous la discipline nécessaire, la solidarité qu’il faut pour atteindre les objectifs de développement sous contrainte du bien-être de la population ?
3. L’Afrique est-elle prête pour affronter le défi de l’écroulement du monde, en très peu de temps, avec l’avènement d’un tel virus ?
4. Quel sera le comportement et la contribution du continent sur le plan international face au développement des vaccins ?
5. Quelles conséquences la pandémie aura-t-elle sur l’avenir de l’Afrique ?
6. Sur le moyen terme, quel sera l’impact social, économique et politique du

COVID-19 sur Afrique ?

Bien Chers sœurs et frères Africains et Chers amis soucieux du devenir du continent africain, les alternatives sont assez claires.

1. L’Afrique devra se réinventer en proposant son propre modèle et plan de riposte dans la lutte contre le COVID-19 ; en s’appuyant non seulement sur sa propre expérience acquise dans la lutte contre les épidémies, mais aussi sur celles des autres continents.

2. Les sociétés africaines devront être résilientes et favoriser une nouvelle forme de solidarité pour s’affirmer, s’imposer et décoller. Il s’agit là d’une occasion à ne pas laisser passer !

3. Les Africains ont tout le potentiel qu’il faut, sur les plans démographique, culturel, académique et autodidacte, technologique, les diasporas, des ressources minières et naturelles... pour montrer une autre voie. La libération de l’énorme patrimoine et la valorisation des pharmacopées africaines pour répondre aux exigences du changement et servir l’humanité, sont parmi tant d’autres, des pistes intéressantes.

Et c’est fort de toutes ces réalités et de la prise de conscience qui s’impose en de telles circonstances qu’il revient à chaque Africain afro responsable de se dire « mon heure a enfin sonné » pour donner vie à une autre Afrique et à une autre humanité.

Bien Chers sœurs et frères Africains et Chers amis soucieux du devenir du continent africain, il n’est pas concevable de rater cette opportunité unique d’être au grand rendezvous du positionnement de l’Afrique au même niveau que celui des leaders du monde. Cela dépendra de vous. Cela dépendra de moi. Cela dépendra de tous. Chacun a un rôle à jouer.

Chacun devra répondre face à l’histoire.

Nous avons les moyens de réussir cette transition et de relever ce nouveau défi.
Je suis convaincu que cela passera par une innovation active et en facilitant les leviers de son émergence. Dans cette vision dynamique du continent africain :
Faites vôtres « INITIATIVES KAM 54 » !

Osons et ayons confiance !
L’heure a sonné !
Halte, à la pandémie !
Vive la cohésion des idéaux au service de l’humanité !
Vive l’Afrique ! Pour que Vive le monde !
Bien Chers sœurs et frères Africains et Chers amis soucieux du devenir du continent africain, Plein succès à nous !

Pr Anicet Gabriel KOTCHOFA
Ambassadeur

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