CRI DU COEUR DES VICTIMES DE LA HOULE : « NOUS SOMMES TRAUMATISÉS »

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SAINT-LOUIS

À Saint Louis, la mer agitée continue de faire des dégâts. Une partie de la digue de protection défectueuse, des maisons inondées, certaines détruites, c’est le décor trouvé à Guet Ndar et Gokhoum Bathie. La houle est passée par là.

Amadou Fall, résident de Guet Ndar est dévasté. « C’est dur, très dur pour nous. Nous nous sentons impuissants, car nous habitons en face de la mer. Regardez-vous voyez les vagues. Ce matin une pirogue a chaviré. Heureusement il y a eu plus de peur que de mal. Les passagers sont sains et saufs. »

Seynabou Diop, vendeuse de poissons, est aussi désemparée. Cette résidante de Gokhoum Bath ne sait plus à quel Saint se vouer. Elle réclame des solutions. « Toutes les maisons sont inondées, nos matelas sont imbibés. On ne dort pas la nuit. Nous sommes traumatisés par la houle. Nous demandons de l’aide. Que l’Etat nous vienne en aide. »


D’après Mouhamed Dieng, les pêcheurs comme lui sont les plus exposés au danger. « Nous vivons cette situation depuis des années, se lamente-t-il. Nous avons tenté de mettre des sacs de sables pour nous protéger mais rien à faire. Nous sommes exposés, surtout nous les pêcheurs. Imaginez qu’une pirogue heurte la digue en accostant. C’est très dangereux ! »

Pour l’heure les techniciens d’Eiffage s’affairent sur les lieux. Ils tentent de réparer la digue de protection défectueuse. Ils mettent également en œuvre d’autres dispositions afin de prendre leurs devant. Car la mer reste toujours agitée.

Retrouvez la version audio du reportage de notre envoyée spéciale à Saint-Louis :

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