CRIMINALITÉ EN 2017 - 2018 : INSÉCURITÉ ET JUSTICE PRIVÉE, LES CHIFFRES DU MAL

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INFRACTIONS SEXUELLES, DROGUES, HOMICIDES...

Sur les 22 333 dossiers traités durant l’année judiciaire 2017-2018, 565 cas sont liés aux infractions sexuelles (viols, pédophilie, etc.) soit 2,8 de la criminalité. Pour les meurtres, 176 cas sont enregistrés, soit 0,8%. Le trafic de drogue caracole en tête avec un pourcentage de 22,3% pour 4 755 cas, suivi des homicides involontaires (qualification juridique des accidents de la circulation) au nombre de 2 166. Puis, des infractions liées à l’abus de confiance et au faux et usage de faux, qui représentent 1 946 cas, soit 9,1% affaires traitées. Pour l’escroquerie, 1 466 cas sont dénombrés.

Des chiffres disponibles dans la base de données de la Cellule de traitement des affaires criminelles logée au ministère de la Justice, selon les précisions du juge Boubacar Fall Ndiaye. Le magistrat s’exprimait lors d’une conférence-débat organisée par la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) et portant sur le thème : « Insécurité et justice privée : Quelle lecture à l’aune de l’actualité récente du Sénégal ? ». « C’est l’ensemble des affaires pénales gérées par les tribunaux pénaux de grande instance, indique le magistrat repris par Walf Quotidien. C’est la seule année dont nous disposons des chiffres. Les données sont en cours de traitement et ne sont pas finalisées. »

Puis, il ajoute que « les plus grands cas de criminalité au Sénégal pour l’année judiciaire 2017-2018, concernent le trafic de drogue et les homicides involontaires. Nous n’avons pas la possibilité de mesurer la courbe de l’insécurité parce que nous ne disposons pas de données comparatives. »

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