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LES MALADIES CHRONIQUES SÈMENT LA PANIQUE

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Un malaise peut frapper à chaque instant. La mort de Joseph Koto, parti presque sur la pointe des pieds à 64 ans, doit nous interpeller. Les éloges funèbres du monde sportif au funérarium de Fann ont été sincères sur sa bonhomie et son humilité. Les meilleurs nous quittent. Tout est dépeuplé. Les circonstances de son décès sont terribles. Le temps est venu de lancer une profonde réflexion sur un mal insidieux, sournois qui consume les Sénégalais à petit feu.

Les maladies chroniques explosent dans le pays et rendent la vie de nombreux compatriotes insupportable. Les pathologies sont de plus en plus lourdes. Grande quantité de souffrances. Piètre qualité de la vie. La santé publique, c’est d’abord la prévention. Une communication à l’eau claire sur les facteurs de risque. La mauvaise alimentation est le sujet capital. On creuse nos tombes avec nos propres dents. On s’alimente comme on peut. Le microbiote intestinal est déséquilibré. Il ne faut pas de fatalisme. Mais être proactif. L’alternative voire l’ascèse c’est de faire de la lutte contre les maladies chroniques et métaboliques une grande cause nationale et la priorité des priorités à côté de l’éducation. Puisque tout se tient.

Le Covid a beau être virulent, il ne saurait être plus dangereux que ces périls qui montent sans cesse. Diabètes, hypertensions, avc, arthroses, goutte, cancers, insuffisances rénales, obésité. Ce que les spécialistes désignent sous le vocable de comorbidités sont les défis les plus grands. Que l’alimentation soit ta première médecine. Devant l’injonction d’Hippocrate, on s’est visiblement entêtés. On en a pris pour notre grade. Pendant qu’il est temps, nous pouvons amorcer un retour et avoir recours aux sources. Du ngourbann du cayor au mbakhalou saloum, en passant par le saumbi guerté, tout est bon dans cette cuisine typiquement sénégalaise. Ce sont des aliments dont seule la bonne ménagère a le secret.

Le cadre de vie est aussi essentiel. Il est urgent de régénérer nos écosystèmes et la biodiversité. Faute de quoi, les maladies et les variants se sédimentent. Le lien avec dame nature est le seul moyen de sauver notre peau. La nature a toujours le dernier mot. La santé est le capital le plus précieux. Nous sommes à la croisée des chemins. Faisons le choix d’un avenir en bonne santé.

Par Assane GUEYE

22 octobre 2021