CRISE SANITAIRE : FAUT-IL CRAINDRE UNE PÉNURIE DE PRODUITS MÉDICAUX ?

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DOSSIER SANTÉ (3/3)

95% des produits médicaux utilisés au Sénégal sont importés. Et avec la fermeture des frontières, certains craignent une rupture des médicaments. Chef pharmacie à l’hôpital Aristide Le Dantec, Dr Mor Fall assure pourtant qu’il n’y a pas encore de crainte de rupture à nourrir.

« Avec cette crise, on ne peut faire que l’optimisation de la gestion de ces produits pour pouvoir rationaliser la dispensation des produits. Nous fonctionnons par rapport aux produits qui sont disponibles au niveau de la pharmacie de l’hôpital. Mais au niveau de l’hôpital, on est en train de prendre les devants avec la direction pour trouver des moyens, des méthodes pour pouvoir disposer de ces produits d’ici quelques temps. », explique Dr Fall.

Cependant, prévient-il : « Pour le moment ; nous disposons de tous les produits dont l’hôpital a besoin pour fonctionner. On a les produits qu’il faut pour accompagner les malades (mais) si la crise perdure on peut prétendre à des risques probables de rupture de médicaments ».

LES ASSURANCES DE LA DIRECTRICE DE LA PNA

Pour Dr Anette Seck Ndiaye, Directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), il est tout à fait normal que les gens s’inquiètent parce qu’on est dans un contexte sanitaire mondial où tous les pays essayent de faire face à la pénurie de médicaments. Et dans ce cadre-là, les reproducteurs et les distributeurs prennent des mesures de restrictions.

« Tout cela ne concourt pas à la disponibilité des médicaments et, les premiers à les sentir sont ceux qui importent les produits notamment la plupart des pays d’Afrique et le Sénégal est logé à la même enseigne que ces pays », a-t-elle expliquée par téléphone. Cependant, elle estime que pour juguler ces pénuries, il faut essayer de trouver les meilleurs canaux. Il faut, renseigne-t-elle, essayer d’identifier au nouveau mondial les pays exportateurs comme l’Inde qui est en train de lever certaines restrictions et la Chine qui a le plus de matière. 

« En dehors des médicaments du Covid-19 qui peuvent être disponibles, il y a aussi toutes ces maladies qui sont des maladies chroniques comme diabète, hypertension. Il faut assurer la disponibilité des médicaments pour la prise en charge de ces malades. Pour le moment nous assurons l’approvisionnement de manière correcte », rassure-t-elle.

S’agissant des transplantés rénaux, elle rappelle que la loi a été prise récemment et, ils n’ont pas encore mis en place ces produits-là parce qu’ils sont extrêmement couteux et ils n’étaient pas sur les médicaments essentiels. « C’était plutôt des produits qui sont importés directement », dit-elle. Toutefois, la Directrice de la PNA renseigne qu’ils sont en train de travailler pour substituer les fournisseurs de ces produits afin d’en assurer leur disponibilité.

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