Contre la promotion des LGBTI, les organisations des droits humains exigent le respect des valeurs sociales sénégalaises

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AFFAIRE OXFAM

Les précisions faites par le directeur régional Afrique de l’Ouest d’Oxfam, Adama Coulibaly, hier lundi, 8 juillet, en marge de sa rencontre avec le vice-président de l’ONG Jamra, Mame Makhtar Gueye, n’ont pas convaincu les organisations sénégalaises. « Sur la position d’Adama Coulibaly, c’est une position qu’il a avancée mais on a vu dans la presse le communiqué d’Oxfam, qui a réitéré ses principes sur la défense des LGBTI (homosexuelles (lesbiens et gay), bisexuelles, transgenres ou transsexuelles, et inter-sexe), s’indigne Cheikh Oumar SY de l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique (OSIDEA). » C’est pour cela, assène-t-il, face à la presse, ce mardi, 9 juillet, « que nous nous fondons sur ces preuves, qui sont palpables (pour dire) qu’il y a une position aujourd’hui d’Oxfam en direction de la promotion des LGBTI. »

Fort de ce fait, l’ancien député interpelle l’Etat du Sénégal sur la « réglementation des accords de siège », lesquels encadrent « les activités de toute organisation de la société civile par rapport, soit si (celle-ci) fait dans la bonne gouvernance, dans les droits humains ou quelle que activité que ce soit, les accords de siège définissent cela. Si aujourd’hui, on rentre dans ce domaine-là, nous pouvons interpeller l’Etat pour pouvoir effectivement dire à certaines organisations, pas Oxfam seulement, que la promotion des droits des LGBTI ne se fait pas au Sénégal. C’est notre position ferme sur cette question-là : Nous avons des valeurs à défendre et nous sommes vraiment assis sur ces valeurs socioculturelles et religieuses que nous défendons avec vigueur. »
Sur la question, Imam Amadou Kanté est formel : « Nous voulons préciser que c’est beaucoup plus une affaire Oxfam-LGBTI par rapport à nos préoccupations d’ordre éthique, morale et religieuse au Sénégal. Elimane Kane a été très clair sur le fait que le contentieux professionnel, il s’en charge avec son avocat au niveau de l’Inspection du travail. Il a insisté pour qu’on ne mélange pas les deux. Nous, on ne va pas s’immiscer. Il n’y a pas de problème à ce niveau-là. Ce qui nous intéresse dans cette affaire, c’est que nous serons-là pour protéger tous les Sénégalais et toutes les Sénégalaises qui veulent travailler dans les ONG et Institutions internationales, et à qui on mettra après la pression pour faire la promotion de ce genre de pratiques. Nous devons être très clairs, nous serons à côté de ces citoyens et citoyennes pour qu’ils puissent travailler avec n’importe quelle organisation internationale qui a des représentations au Sénégal ou des ONG sans être mis sous pression pour soutenir ce genre de pratiques. »

Représentés, les plateformes des Acteurs non étatiques (ANE), l’ONG 3D (Démocratie, Développement local et Droits humains), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), l’OSIDEA, le Forum du justiciable, les religieux, le Cadre unitaire de l’Islam au Sénégal, Y’en a marre, entre autres, ont signé la déclaration. Dans laquelle, elles exigent le respect des valeurs sociales, culturelles et religieuses au Sénégal.

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