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DAKAR POUR FAIRE LE BILAN DE LA MISE EN ŒUVRE DU PROJET

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La capitale sénégalaise abrite à partir de ce lundi 20 février 2023, pour cinq jours, la 5ème Consultation du partenariat global (Cpg). Laquelle conférence s’inscrit dans le cadre de la stratégie de gestion des connaissances de l’Initiative pêches côtières (Ipc), afin de partager les progrès, les leçons apprises et les bonnes pratiques dans la gestion durable des pêches côtières ainsi que des écosystèmes desquels dépendent les communautés pour leurs moyens de subsistance.

« Cette conférence de 2023 revêt un caractère très spécial. En effet, après le lancement du projet à Guayaquil, en Équateur, en 2018, la Conférence globale tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 2019, et les trois dernières conférences tenues en mode virtuel à cause de la pandémie de Covid-19, nous voilà enfin à nouveau réunis, à Dakar, au Sénégal, pour faire le bilan de la mise en œuvre du projet après ces dernières années fortement impactée, comme tous, par la crise sanitaire », a relevé le Coordonnateur sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest et Représentant de l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), au Sénégal, dans son mot de bienvenue.

Un programme de 32 millions de dollars sur cinq ans
Dr Gouantoueu Robert Guei de poursuivre : « le Programme tire vers sa fin après environ cinq ans de mise en œuvre fortement impactée par la crise pandémique. Le projet de l’Ipc en Amérique Latine s’est terminé en octobre 2022, celui du Challenge Fund prend fin ce mois de février 2023. Le projet en Afrique de l’Ouest et le projet de Partenariat mondial, prendront fin vers mi-2024, tandis que celui en Indonésie va se poursuivre jusqu’en 2025. »

Par conséquent, a-t-il souligné, « la rencontre de Dakar constitue une dernière grande occasion de réunir les cinq projets du Programme mais aussi une grande opportunité de partage d’expériences, de leçons apprises et des bonnes pratiques dans le domaine de l’adoption de l’Approche écosystémique des pêches et de l’application des Directives volontaires sur la pêche artisanale à travers la mise en œuvre de la cogestion qui permet de bâtir des ‘’contrats de confiance’’, entre les décideurs et les acteurs du secteur, mais également dans le domaine de l’autonomisation des femmes dans les chaînes de valeur des pêches traitée sous l’angle du développement des moyens d’existence des communautés de pêches. »

Il ajoute que toutes ces expériences viendront alimenter les produits de connaissances globaux (Pcg), en cours d’élaboration, par le Partenariat mondial de l’Initiative Pêches Côtières et, qui ont pour but de mettre à la disposition du plus grand nombre d’acteurs des pêches, des bonnes pratiques en matière de gestion durable des pêches et des mangroves, d’adoption de l’Approche écosystémique des pêches (Aep), à travers la mise en œuvre de la cogestion, d’engagement du secteur privé et des institutions financières pour des pêches durables, et du rôle des femmes dans les chaînes de valeur des pêches.

La leçon du Pérou dans la cogestion de la pêche et des mangroves
Déjà, la conseillère technique principale du programme pour la Fao au niveau de Rome, Fatou Sock, s’est félicitée, parmi les acquis, de l’expérience du Pérou, sur la cogestion des mangroves. « Ils ont fait ce qu’on appelle un contrat avec les communautés de Pêche pour la cogestion des mangroves. Tout l’intérêt de la cogestion, c’est qu’on arrive entre les décideurs et les communautés à établir des contrats de confiance, a-t-elle expliqué. On sait que ce sont les communautés qui utilisent les ressources au niveau de l’écosystème des mangroves mais en même temps c’est le ministère qui gère. Le fait d’avoir cette délégation de pouvoir entre le ministère, qui fait un effort, ça responsabilise les communautés. Ça leur fait comprendre l’importance de gérer elles-mêmes ces ressources dont elles dépendent. C’est quelque chose qu’on veut promouvoir notamment en Côte d’Ivoire où au niveau des mangroves où on a beaucoup de destruction notamment dans la zone de Sassandra. On a presque des cimetières de mangrove. On essaie d’installer cette pratique de cogestion. »

L’exemple des femmes transformatrices de Dionewar et Niodior
Avant de louer le rôle des femmes transformatrices de Dionewar et Niodior, pour le cas du Sénégal. « Au niveau des îles du Saloum, les femmes ont la réputation d’avoir des produits de très bonne qualité. Mais, Dionewar et Niodior, en particulier, c’est deux zones, où les femmes ont un dynamisme extraordinaire, aussi bien au niveau de leur organisation, qu’au niveau des produits qu’elles font de manière traditionnelle », a-t-elle souligné.

Avant d’ajouter : « d’habitude, les projets vont vers les communautés pour leur apprendre des choses. Mais là, on va vers les communautés pour apprendre aussi d’elles. La visite de Dionewar va nous permettre d’apprendre comment elles font la transformation du poisson avec des outils que nous avons mis à disposition notamment le four Ftt… On pourra voir aussi comment les communautés vivent en harmonie avec leur environnement ».

Empêché, le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Pape Sagna Mbaye, était représenté par le directeur des Pêches maritimes du Sénégal, Diène Faye, qui a présidé la cérémonie d’ouverture au Radisson Blu. « Cette présente rencontre devra faciliter les échanges et les discussions avec la participation des membres et communautés et des entrepreneurs de la pêche, des partenaires au développement et représentants du gouvernement en vue du développement des Produits de connaissances globaux (Pcg), en cours d’élaboration dans le but de consolider les résultats du programme Cgp », a-t-il fixé.

Dié BA

20 février 2023


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