DE LA PRISON, LE PRÉSUMÉ COUPABLE "APPELLE LA FAMILLE DE LA VICTIME..."

news-details
MEURTRE DE FATOUMATA MOCTAR NDIAYE

L’attente est trop longue pour la famille de feue Fatoumata Moctar Ndiaye. Elle réclame justice deux ans après le meurtre de la 5ème vice-présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE). Ses proches qui soupçonnent « un acte commandité », se disent plus que jamais « déterminés » pour la tenue du procès.

La famille de la défunte, qui a fait face à la presse, hier dimanche 25 novembre, dans la cour de la maison mortuaire, à Pikine, révèle que de la prison, le présumé coupable « appelle souvent pour dire qu’il y a des commanditaires derrière lui. On a même un enregistrement. Nous soupçonnons des commanditaires cachés derrière lui parce qu’il ne pouvait pas le faire tout seul. Il n’avait même pas intérêt à le faire. »

La famille de Fatouma Moctar Ndiaye se demande ainsi à quand la tenue du procès. Pape Ndiaye, frère de la défunte, s’insurge : « Voilà deux ans que d’une manière atroce, le dénommé Samba Sow arrachait à notre affection, notre sœur, tante, maman pour toute la communauté pikinoise. Notre famille s’interroge sur le pourquoi de ce retard dans le traitement du dossier. Où est l’Etat protecteur ? Où est le (CESE) ? Où sont les défenseurs des droits de l’homme ? Où sont les familles politiques de Fatoumata Moctar Ndiaye ? Malgré notre silence douloureux, nous sommes plus que jamais déterminés à nous battre pour que le procès se tienne dans les plus brefs délais. »

Pape Ndiaye cite « des responsables de l’APR (Alliance pour la République, parti présidentiel) dans le département de Pikine. Et menace : « Nous ferons face à ceux qui pensent que pouvoir enterrer le dossier comme ils ont enterré notre regrettée sœur. »

Vous pouvez réagir à cet article