DE NOUVELLES APPROCHES PROPOSÉES PAR DES EXPERTS SÉNÉGALAIS

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Changement climatique

Dans le cadre de la célébration de ses 6O ans, l’Agence américaine pour le développement (USAID) a initié une table ronde sur la stratégie à mener pour faire face au changement climatique au Sénégal.

De nos jours, l’un des défis majeurs auxquels l’humanité fait face, est le changement climatique. Le Sénégal n’est pas épargné. Comme de nombreux pays subsahariens, les conséquences des changements climatiques se manifestent tous les jours. Pour amoindrir les conséquences des variations climatiques, l’expert sénégalais en environnement et changement climatique, Moussa Diop, plaide pour une initiation à la base. « Le Sénégal a commencé à sentir des phénomènes importants de changement climatique avec la sécheresse.

Aujourd’hui, les conséquences sont énormes et variées. L’érosion côtière, les inondations, les vagues de chaleurs… La solution, c’est d’abord de revenir à la base pour dire que nous avons besoin que tous les Sénégalais, même le dernier-né, soient à l’information qu’il y a un problème climatique qui s’opère dans notre pays et dans notre continent. Qu’ils connaissent ce problème, le décortique depuis les approches agricoles, climatiques, de l’élévation de la température et leur lien avec notre existence dans ce cadre de vie », a plaidé M. Diop à la table ronde de l’USAID tenue à la Place du Souvenir.

Pour juguler les impacts négatifs du changement climatique, des politiques ont été initiées à l’échelle internationale. La COP 21 en est un exemple. Mais, a expliqué le chef de la direction de la météorologie et des applications à l’Agence de l’aviation civile et de la météorologie du Sénégal (Anacim), Dr Ousmane Ndiaye, les grandes puissances doivent savoir qu’elles sont à l’origine du changement. Et dans ce sens, elles ont l’obligation de soutenir les politiques de lutte contre les changements climatiques des pays.

« Si on prend toute l’Afrique, la production en gaz à effet serre au niveau mondial est seulement de 4%. Pourtant, nous sommes plus les victimes des conséquences changements climatiques : les vagues de chaleur, les inondations…. On aimerait bien au niveau international que les gens puissent nous aider à faire face. C’est-à-dire qu’ils mettent la main à la poche pour aider à mieux faire face à la variation climatique. Concrètement, en finançant des projets, de faire des transferts de technologie, aider les pays sous-développés à mieux avoir accès à des ressources pour mieux financer leur résilience dans ce domaine », a-t-il indiqué.

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