DÉBUT D’UNE NOUVELLE CARRIÈRE À POISSY, HABIB BÈYE SE RAPPROCHE DE LA PELOUSE

news-details
FOOTBALL

Alors qu’il a annoncé, depuis quelques mois, vouloir donner un nouveau souffle à sa déjà brillante reconversion, l’ancien international sénégalais, Habib Bèye, entame désormais une troisième voie après avoir été joueur puis consultant. Âgé aujourd’hui de 41 ans, Bèye va donc devenir entraîneur. Alors qu’il passe en ce moment ses diplômes, le consultant de Canal + rejoint Laurent Fournier sur le banc de l’As Poissy, un club du National 2 (équivalent de la quatrième division en France).

Bèye sera ainsi l’adjoint de Fournier au sein du club classé 11e de son championnat. Nul doute que ses premiers pas seront très épiés, après qu’il a habitué au grand public des avis et analyses d’une immense pertinence, faisant de luile consultant préféré du public français, mais également des joueurs professionnels du championnat de France.

« Au maximum, on peut tenir dix ans dans ce rôle (de consultant). Il me reste un an de contrat à Canal+. Ça me va très bien », révélait l’ancien capitaine de l’Olympique de Marseille, dans un entretien sur France Football. Il y évoquait notamment son impatience de se retrouver encore plus près de la pelouse : « J’ai envie de me mettre en danger ! J’en ai parlé avec Mickaël Landreau qui, lui, a fait le grand saut. Je pourrais tranquillement rester à la télé, parcourir les villes d’Europe, voir du beau football mais je ressens une certaine frustration. J’aimerais voir si mes idées marchent, si je suis capable de faire gagner une équipe avec des convictions sur le jeu, nourries par des années en tant que joueur, puis observateur du foot. Donc, devenir entraîneur dans deux ou trois ans, c’est l’objectif ! Je passe les diplômes. Avec la somme de sacrifices que cela entraînera. Et aussi le renoncement à une forme de liberté. Mais ça m’attire. »

Puis, à la question de savoir s’il vivait son rôle de consultant comme un apprentissage au métier d’entraîneur, l’ancien défenseur de l’Equipe nationale du Sénégal s’est montré conscient de l’écart qu’il y a entre les deux professions. « D’abord, un bon consultant ne fait pas forcément un bon entraîneur car il ne prend aucun risque », assure-t-il, lucide.

« Ensuite, oui, en commentant des sommets comme Juventus-Ajax ou les chocs de Ligue 1, j’accumule une expérience incomparable. J’assiste en direct à l’évolution du football, je me frotte aux différentes philosophies, j’écoute les conférences de presse de Guardiola, Pochettino ou Klopp. Ce qui m’offre une base de données hors norme. Je me dis : “Moi, je ne ferais pas ça" ou “Je trouve ce système trop risqué". Depuis que je commente, je m’applique, à froid, à remplir un petit cahier où je note toutes mes observations, tout ce que j’apprends. »


Habib Bèye, ici au studio d’iRadio (90.3 FM)

Vous pouvez réagir à cet article