DÉCÈS À ABIDJAN DU JOURNALISTE MORIBA MAGASSOUBA

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NECROLOGIE

Triste nouvelle pour la presse africaine. Le journaliste panafricain Moriba Magassouba est décédé ce samedi dans la capitale ivoirienne où il résidait. Membre de la deuxième promotion du CESTI, Magassouba était ancien rédacteur en chef du magazine Africa international. Également écrivain, il est l’auteur du livre "L’Islam au Sénégal : demain les mollahs ?" Il était directeur de la communication du ministère des affaires étrangères en Côte d’Ivoire, où il a rendu l’âme. Il y sera inhumé selon ses proches.

Emedia a appris le décès, ce samedi à Abidjan, de Moriba Magassouba, ancien journaliste au quotidien le Soleil et à l’agence PanaPress, entre autres médias. Journaliste expérimenté, il connaissait bien la région ouest africaine où il comptait de nombreux amis, de Niamey à Conakry, en passant par Ouaga, Bamako, Lomé, Cotonou et Accra. Il était de tous les combats pour la défense des libertés de la presse, de l’opinion.

Allergique aux embastiilements, il mettait sa plume, vigilante et alerte, au service du pluralisme et de l’éclosion des médias, signe tangible, selon lui, d’une démocratie qui progresse. Il a longtemps rêvé d’un printemps de la presse africaine à l’entame des Conférences nationales, notamment celle du Bénin dont la promesse des fleurs l’enchantait vigoureusement.

Magassouba ne supportait pas la restriction des libertés au seul motif d’une préservation de l’ordre public invoqué par les pouvoirs frileux pour imposer leur volonté. Pas plus d’ailleurs qu’il ne tolérait l’irresponsabilité de certains journalistes qui avancent masqués.

Jovial, taquin, rieur, amoureux des Belles lettres, Magassouba était cheval sur les valeurs du journalisme : éthique et déontologie. Sa silhouette longiligne a fréquenté toutes les salles de rédaction qui comptaient à ses yeux. De Paris à Amsterdam, en passant Nouakchott ou Addis-Abeba.

Ses amitiés diverses et variées faisaient qu’il détenait un impressionnant carnet d’adresses dont il ne se vantait jamais. Pas davantage qu’il n’était un adepte de l’exhibition, en guise de "trophée" de guerre qu’il devait brandir pour épater son monde. Ce n’était pas son style. À sa façon, il assumait son exubérance.

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