DÉLIBÉRÉ, LE 8 JANVIER

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PROCÈS ASSANE DIOUF

Assane Diouf, poursuivi pour injure publique par le biais d’un système informatique, trouble à l’ordre public, outrage à un ministère de culte, outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions, connaitra son sort l’année prochaine. Le juge de la troisième chambre correctionnelle donne le jugement de cette affaire le 8 janvier 2019. Avant la mise en délibéré de cette affaire, les avocats de la défense se sont succédés devant le prétoire pour plaider le renvoi des fins de la poursuite sans peine ni dépens de leur client qui est en prison depuis 1 an et un mois. Premier à prendre la parole, Me El Hadji Diouf a soutenu que son client n’a outragé aucun ministère de culte encore moins un agent de la police. Pour l’avocat de la défense, on s’acharne sur son client pour le nuire. Me Ciré Clédor Ly pousse le bouchon plus loin en parlant d’un complot contre un pauvre citoyen. Me Ly pense qu’en critiquant la corruption dans la police, Assane Diouf rempli un devoir citoyen, qui a le droit de critiquer les institutions de son pays.

« Il y a trois caisses dans les commissariats, celle du weekend appartient au commissaire »

« Il identifie des points où se trouvent la police pour racketter les citoyens. On le féliciter au lieu de l’emprisonner », a plaidé Ciré Clédor. Qui, dans le même sillage, a soutenu que la police est gangrenée de corrompus. « Ayons le courage de le dire. Tout le monde sait que la police sénégalaise est pourrie. Nous savons tous qu’il existe trois caisses dans les commissariats et, la caisse du weekend appartient au commissaire », a révélé la robe noire. Il a par ailleurs regretté les conditions de détention dans lesquelles son client s’est trouvé. « Pendant 40 jours, sa jambe était fracturée et on ne l’a pas soigné », a dénoncé Me Ly estimant que cette affaire est une machination judiciaire qui tend à l’exécution de Assane Diouf. A rappeler que le parquet s’est opposé à la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense.

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