image

DES CONTEXTES SIMILAIRES DANS LES PRINCIPES

image

11 ans plus tard, l’histoire semble se répéter à quelques jours des élections législatives. S’il est vrai que les revendications du 23 juin n’étaient pas les mêmes précisément, il reste que dans les principes, elles sont : respect de la démocratie, de la Constitution, des libertés… En effet, le Conseil constitutionnel a rejeté la liste des titulaires de la coalition Yewwi askan wi sur laquelle figurent Ousmane Sonko et d’autres personnalités. Il a aussi invalidé la liste des suppléants de la majorité présidentielle, mais non pas celle des titulaires. Après les élections locales qui ont vu l’opposition gagner plusieurs grandes villes, ces élections Législatives visent à renouveler, pour cinq ans, l’Assemblée nationale, largement dominée par la coalition présidentielle. Pour manifester sa colère, Yewwi askan wi, penchant de Benno siggil senegaal en 2011, a déposé une demande de rassemblement pacifique qui a été autorisée par le préfet. C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés le 8 juin dernier à la place de la Nation.

Le président Macky Sall s’est également prononcé sur ce sujet en déclarant dans un entretien à France 24 et Rfi, diffusé le 9 juin, « qu’une liste qui ne respecte pas ce que dit la loi, est éliminée ». « Si on est un pays stable, ce n’est pas un hasard. Nous avons un code électoral, il a été discuté pendant des mois », avant de conclure, « pourquoi lorsqu’il s’agit de l’opposition, qu’il y a une décision défavorable, on va appeler à la fin du monde ? ». En mars 2021, les tensions entre le gouvernement et l’opposition ont connu un épisode particulièrement violent avec l’arrestation d’Ousmane Sonko, accusé de viol par la masseuse Adji Sarr. Son arrestation a donné lieu à des émeutes durant presqu’une semaine, provoquant quatorze morts. Inculpé par la justice le 8 mars 2021, il a été relâché sous contrôle judiciaire et l’est encore aujourd’hui.

Par ailleurs, il faut dire que les législatives du 31 juillet représentent un enjeu important à deux ans de l’élection présidentielle de 2024 : l’issue du scrutin pourrait influencer la décision du président Macky Sall de tenter ou non un troisième mandat.

Cheikh Moussa SARR

23 juin 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article