DES DÉPUTÉS ÉCLABOUSSÉS PAR LE SCANDALE ?

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Trafic de passeports diplomatiques

Le chef de l’Etat Macky Sall avait instruit le ministre de l’intérieur de faire la lumière sur des allégations relatives à un vaste trafic de passeports diplomatiques dont les principaux protagonistes seraient des personnalités politiques proches du pouvoir, des personnes « influentes » mais également des membres de la société civile. Cela fait suite au signalement de plusieurs services étrangers. Depuis lors, la Dic mène une enquête pour faire la lumière sur ces suspicions. C’est dans ce cadre que l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, a été entendu. Ce dernier a assuré aux enquêteurs que son nom et sa signature ont été usurpés. Par ailleurs en décembre 2020, la Dic a également reçu deux plaintes de deux dames (une Sénégalaise et une Guinéenne) déclarant avoir donné 7,5 millions à un certain El Hadji Diadji Condé.

Aymérou Gningue : « Aucun député appartenant à mon groupe ne sera protégé »

En échange, ce dernier avait promis de leur trouver des « certificats de mariage » attestant leur union avec des députés avec avec qui il travaillerait en complicité. Tout cela dans le but de leur faciliter l’obtention de passeports diplomatiques. Arrêté, Condé a reconnu les faits, lors de l’interrogatoire devant les enquêteurs, avant de citer les noms de Boubacar Biaye, député BBY, président du conseil départemental de Sédhiou et Président du Conseil d’Administration de l’Agence Régionale de Développement (ARD) mais aussi Mamadou Sall, président du conseil départemental de Saléméta. Il a aussi révélé aux enquêteurs qu’il a travaillé durant l’ancienne législature, avec Sadio Danfakha.

Interrogé par nos confrères de Libération, le président du groupe parlementaire BBY, Aymérou Gningue a soutenu que s’il est avéré que des députés sont impliqués dans un quelconque trafic, ce qui est à prouver, aucune personnalité appartenant à son groupe ne sera protégée. « Si l’enquête nécessite que ces députés soient entendus ou poursuivis, nous lèverons les immunités diplomatiques si le garde des sceaux nous le demande, à la requête du parquet général », a-t-il indiqué.

Cheikh Moussa SARR

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