DES PROBLÉMES DE ’’CONSOMMATION’’ DES RESSOURCES FINANCIÉRES INDEXÉS

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Santé de la reproduction

Après le Niger, le Togo, et la Guinée, le Sénégal est le 4e pays, sur neuf, à lancer ses engagements, pour la période 2021-2026, dans le cadre du partenariat de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), qui date de 2012. Après dix mois de travaux, le directeur de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Amadou Doucouré, par ailleurs porte-parole du comité d’engagement, a présenté le plan du Sénégal, lors de la cérémonie de lancement présidée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, ce jeudi 11 novembre. La société civile a accompagné le processus de réengagement du Sénégal.

A l’heure du bilan, la présidente de la Coalition des organisations de la société civile sur la santé plus particulièrement la planification familiale, Safiétou Diop, a fait des observations.

"Ce programme de budget-tracking a permis de comprendre les difficultés à honorer les engagements en matière de mobilisation des ressources au niveau de l’État, surtout aussi en matière de consommation de ces ressources au niveau des services de base, du ministère de la Santé. L’État a travaillé à atteindre les engagements. Parce que c’était de 100 millions F CFA, il devait passer à 200 millions. C’était du temps du ministre Awa Marie Coll Seck. Ce qui a été fait. Il devait encore, dans le cadre de la 2e tranche, 2017-2021, passer de 200 millions à 500 millions F CFA. Ils ont eu à faire beaucoup d’efforts. Mais avec la pandémie, tous les aléas, il y a eu quelques problèmes de mobilisation de ces ressources. De telle sorte que nous n’avons pas encore atteint les 500 millions F CFA, de façon concrète. Mais là, où on n’a plus de problèmes, c’est surtout la consommation de ces ressources vraiment au niveau des services de base, la pharmacie d’approvisionnement sur l’achat des produits contraceptifs, il faut qu’à ce niveau, qu’on puisse accélérer les efforts pour consommer les ressources données par l’État, afin que nous puissions couvrir les besoins en matière de produits contraceptifs, et que nous puissions avoir des résultats."

Par ailleurs, a-t-elle relevé, "nous sommes dans la 3e phase, la Covid-19 est passée par là. Comme vous le savez, le monde entier a connu cette pandémie et ce qu’elle nous a révélés, c’est que nous ne pouvons plus compter sur l’appui (financement) de l’extérieur. Il faut que les gouvernements mettent l’accent sur la mobilisation des ressources internes. Les partenaires financiers ne pourront plus continuer à financer l’achat des produits, financer les activités, dans le même sens, par rapport aux années passées. Il faut que l’État mette l’accent sur la souveraineté sanitaire, et mobilise les ressources internes.

Pour finir, elle a insisté sur la ’’redevabilité’’. "Et là, nous comptons sur l’outil que nous avons promu, ce qu’on appelle la motion tracker", a-t-elle dit.

Le point focal jeunes, Fatou Diop, a, de son coté, insisté sur "le relèvement" du plateau médical. Il y a aussi, a, "l’environnement (à rendre) plus souple, à travers la tenue du décret d’application de la loi, ce qui permettra la décentralisation".

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